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Croissance zéro en France: à qui la faute ?

La croissance a été nulle en France en 2012. L'opposition dénonce l'échec de la politique économique du gouvernement. En réalité, c'est la droite qui a initié la politique d'austérité. Mais la gauche ne fait rien pour relancer la machine. Explications.

Les nuages s'accumulent pour le gouvernement. 2012 aura été une année noire, non seulement pour le chômage avec 285.000 demandeurs d'emplois en plus, mais aussi pour la croissance. Le PIB tricolore a stagné en 2012, selon les chiffres publiés par l'Insee ce jeudi 14 février. Sur l'ensemble de l'année, la croissance a été de zéro. C'est un véritable effondrement par rapport à 2011, où le PIB avait progressé de 1,7%.

Ces mauvais chiffres contraignent le gouvernement à "repenser", selon les termes du ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, ses prévisions d'une croissance de 0,8% pour cette année et surtout de d'un déficit public à 3%. Jusqu'à encore hier, l'exécutif n'en démordait pas et répétait à l'envi qu'il n'était pas question de remettre en question cet objectif énoncé par François Hollande pendant la campagne présidentielle. La publication mardi du rapport de la Cour des Comptes, qui estime que l'objectif de déficit de 3% ne sera pas atteint, a précipité les événements.

"Nous ne serons pas exactement, je pense, aux 3% en 2013", a finalement concédé Jean-Marc Ayrault mercredi soir sur France 3. "On n'en sera pas loin", a-t-il ajouté aussitôt, se gardant toutefois de donner un chiffre précis. Mais le Premier ministre a réaffirmé que l'autre objectif de l'exécutif en matière de réduction de déficit, 0% en 2017, était lui inchangé. il a insisté sur la notion de "trajectoire" pour réduire le déficit. "Et pour y arriver, on a déjà engagé un certain nombre de réformes, fait des économies. Nous allons dans la bonne direction".

La politique d'austérité a été initiée par la droite

Pour l'opposition, ces mauvaises nouvelles sont du pain béni. Dans un entretien aux Echos publié ce matin, Jean-François Copé annonce que l'UMP va déposer une motion de censure contre la politique économique du gouvernement pour "inciter" François Hollande à "changer immédiatement" de cap. Selon le patron de l'UMP, l'impossibilité d'atteindre une réduction du déficit à 3% constitue "le véritable aveu de l'échec de François Hollande". "L'économie française est à l'arrêt" et la majorité a "cassé la croissance avec une overdose d'impôt", a accusé de son côté jeudi l'ancienne ministre UMP du Budget, Valérie Pécresse, sur Canal+.

En réalité, l'encéphalogramme de l'économie française reste désespérément plat depuis le printemps 2011, avec de brefs épisodes récessifs et des rebonds éphémères. Concrètement, la France a connu en 2012 quatre trimestres d'évolution en dents de scie de son PIB: -0,1% au premier et au deuxième trimestre, +0,1% au troisième et -0,3% au quatrième. En clair: la France a été techniquement en récession (deux trimestres consécutifs de baisse) dans la première moitié de l'année. Autrement dit, sous la précédente majorité. Puis elle a connu une timide embellie quand la gauche est arrivée au pouvoir, avant de plonger en fin d'année.

"Ce n'est pas l'actuel gouvernement qui a commencé à prendre des mesures d'austérité, souligne Jean-Marc Daniel, professeur à l'ESCP Europe. Les hausses d'impôts qui ont pesé sur les ménages et les entreprises en 2012 ont été votées par le gouvernement Fillon en 2011. La gauche ne fait que poursuivre cette politique. De toute façon, ce n'est pas un problème de politique économique spécifique à la France mais de contexte généralisé d'austérité en Europe".

La politique du gouvernement ne favorise pas l'investissement

L'Europe, principal marché de la France (60% de nos exportations), s'est enfoncée dans la récession en 2012: le PIB de la zone euro a plongé de 0,6% au quatrième trimestre et de 0,5% sur l'ensemble de l'année. Seules l'Allemagne et l'Autriche ont enregistré une croissance positive (+0,7%), tous les autres pays de l'union monétaire sont en récession. Mais l'Allemagne enregistre un trou d'air encore plus sensible au quatrième trimestre: le PIB a reculé en effet de -0,6% contre -0,3% en France. Aucun pays ne peut donc se prétendre à l'abri. De ce point de vue, le zéro français est un moindre mal.

On observe par ailleurs que si la consommation des ménages affiche finalement une croissance nulle sur l'ensemble de l'année, c'est grâce à une légère hausse de 0,3% et de 0,2% aux troisième et quatrième trimestre. On ne peut donc pas dire, pour l'instant, que les hausses d'impôts décidées par le gouvernement ont brisé le moteur traditionnel de l'activité en France. Mais cela pourrait bien arriver en 2013, vu le choc fiscal que vont subir les entreprises et les ménages (deux tiers des 38 milliards d'euros de l'effort structurel prévu).

Si la politique du gouvernement n'a pas "cassé la croissance", ou en tout cas moins qu'ailleurs, reste à savoir si elle pourrait la faire redémarrer. Rien n'est moins sûr. "Le seul élément capable de dynamiser la croissance française en 2013, c'est l'investissement des entreprises. Or la politique du gouvernement ne le favorise pas, estime Jean-Marc Daniel: la fiscalité sur les bénéfices va être alourdie et le crédit d'impôt compétitivité favorise les entreprises à forte main d'oeuvre, pas les entreprises de croissance."

Cela dit, les économies massives préconisées par la droite à la place des hausses d'impôt ne seraient pas plus efficaces. Elles auraient même un effet récessif plus important à court terme, argument mis en avant par Bercy pour justifier la prépondérance donnée à l'effort fiscal en 2012-2013.

Le FMI, l'OCDE et la Commission européenne prévoient 0,3% de croissance dans l'Hexagone cette année. Cet objectif, si minime soit-il, semble d'ores et déjà difficile à atteindre. L'acquis de croissance pour cette année est en effet négatif (-0,2%). Nombreux sont les économistes à prévoir aujourd'hui une nouvelle année blanche en terme de croissance.

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