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De quelle Europe rêve Hollande ?

Le Président français a réaffirmé, mardi, quelques priorités, mais son discours pro-européen laisse davantage apparaître un sens tactique hors pair que des convictions profondes.

Cette semaine, François Hollande vit au rythme européen. Après son discours au Parlement de Strasbourg, il participera jeudi 7 et vendredi 8 février au Conseil européen de Bruxelles. Deux questions cruciales, controversées et intimement liées, seront abordées : la Pac (politique agricole commune) et le budget 2014-2020, sur lequel le Conseil a déjà achoppé en novembre.

Mardi, devant les eurodéputés, le chef de l'Etat a prononcé un grand plaidoyer pro européen, plutôt général, s’inscrivant sur le long terme, sorte de réponse à demi-mot au discours euro-défiant de David Cameron de la semaine dernière.

Appeler à une baisse de l'euro constitue un défi à l'Allemagne

Certes, le Président français a réaffirmé quelques priorités, mais dans un style bien différent d’un Sarkozy claironnant. Bien malin celui qui peut en déduire les convictions européennes de Hollande. En témoignent les réactions de la presse étrangère ce mercredi matin, ainsi que celles des Eurodéputés. Si l’Alliance des Socialistes et Démocrates se pâme, louant "une véritable ambition pour l’Europe", les eurodéputés UMP PPE fustigent, eux, "un discours catastrophique".

L’un d’eux, Philippe Juvin ne reculant devant aucun effet de manche, s’exclame : "Hollande au Parlement européen donnant des leçons de compétitivité à l’Europe : heureusement que le ridicule ne tue pas". Le chef de l'Etat a brassé large. Et dans les médias de nos voisins, ce mercredi, chacun voit midi à sa porte. La BBC résume le discours à "une attitude de défi pour l’Europe à la carte", le quotidien centriste The Independent à "un appel à la baisse de la monnaie unique". The Financial Times pointe, lui, "un défi à Berlin" sur l’euro. Une lecture que partagent beaucoup de journaux Outre Rhin. Le quotidien conservateur Die Welt comme l’hebdomadaire Der Spiegel, s’inquiètent des propos de Hollande sur la stabilité monétaire. Die Welt n’en revient pas que le Français fasse un appel du pied à la BCE pour intervenir sur le niveau de l’euro.

"C’est un tacticien très habile"

Mardi, un des ministres d'Angela Merkel s’exclamait sous couvert de l’anonymat : "nous avons souvent évoqué cette question de la stabilité avec les Français, mais entre nous, de façon informelle. Je suis très étonné qu’il en ait parlé dans une pareille instance publique". Plus nuancée, l’eurodéputée Sylvie Goulard décrypte le message du Président : "c’est un tacticien très habile. Il a fait une analyse de fond, a notamment exprimé des doutes très fondés et argumentés sur un budget indigent. Et parallèlement il a lancé un appel, à mon avis une vraie quadrature du cercle, en exhortant : «il faut conclure»".

Pour l’élue, difficile d’imaginer que l’on conclura sur le budget d’ici à la fin de la semaine. Et la centriste de résumer : "il a essayé de garder son jeu ouvert à la veille d’une négociation difficile".

A l’Elysée, l’entourage présidentiel, qui a établi une interminable liste de priorités de la France pour le Conseil, reste lui aussi sibyllin -voire lénifiant- sur les négociations: "il faut essayer de maîtriser les dépenses, mais préserver l’essentiel de chacune des politiques communautaires". Le bras de fer s’annonce d’autant plus compliqué qu’en vertu du Traité de Lisbonne, le Parlement européen a, pour la première fois, son mot à dire. Les eurodéputés ont déjà menacé de ne pas accepter un budget pluriannuel insuffisant, et à l’instar de Daniel Cohn-Bendit, beaucoup prônent l’adoption d’un budget annuel, en attendant que les effets de la crise s’estompent.

Des négociations difficiles

Autre difficulté possible, soulignée par beaucoup d’élus de droite, la France et l’Allemagne n’arriveront pas à Bruxelles avec un texte commun, comme ils le faisaient sous le quinquennat précédent. Pis, à Strasbourg, François Hollande a à peine évoqué la relation franco-allemande, ce que ses opposants ont perçu comme un manque cruel, ses laudateurs comme une habileté politique. "Il aurait été maladroit de vanter cette relation singulière face aux 27", observe un élu social-démocrate.

La chancelière, elle, a promis des "négociations difficiles" au Conseil. En attendant, elle sera ce soir au stade de France, aux côtés de François Hollande, pour le match amical France-Allemagne. Elle a annoncé sa venue, à la surprise générale, vendredi 1er février. Un défi pour la France, à la veille du grand marchandage bruxellois. Ce week end Mario Monti était à Paris au moment où se jouait le match de rugby France Italie. Ce sont les Italiens qui ont gagné

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