Veille Presse

29/09/2016 La Tribune - Delphine Cuny
27/09/2016 Harvard Business Review - Dov Seidman
26/09/2016 Harvard Business Review - Isaac Getz
16/09/2016 Harvard Business Review - Frédéric Dabi, Jean-François Le Rochais

Connexion

Quizz Actualité

  • Actualités

Après avoir taillé dans les dépenses, les banques américaines retrouvent la santé

Alors que l'année 2012 fut celle des scandales en série pour le secteur bancaire, le coup d'envoi des résultats annuels des banques américaines a été lancé mercredi 15 janvier avec des chiffres bien au-dessus des attentes pour Goldman Sachs et JPMorgan.

Jeudi, Bank of America Merrill Lynch n'a pas démérité avec un bénéfice annuel en très forte hausse, à 2,8 milliards de dollars. La deuxième banque américaine en termes d'actifs est ainsi revenue dans le vert après deux ans de lourdes pertes. En revanche, chez Citigroup, malgré la suppression de onze mille emplois dans le monde, le bénéfice net annuel a déçu, accusant en recul de 32 %, à 7,5 milliards de dollars. Son ancien président, Vikram Pandit avait été évincé brutalement en octobre, à la suite de tensions concernant ses émoluments (15 millions de dollars pour 2011) qui avaient été refusés par une majorité d'actionnaires au cours de l'assemblée générale d'avril 2012.

LA BRONCA DES ACTIONNAIRES

Un climat de suspicion qui rappelle encore celui entourant Barclays en avril, quand le bras droit du patron Bob Diamond avait dû présenter des "excuses" aux actionnaires sur le salaire controversé de ce dernier, à l'ouverture de l'assemblée générale annuelle. Près de 32 % des porteurs de parts avaient voté contre le système de rémunération des dirigeants de la banque.

Finalement, l'ex-directeur général de Barclays, qui a démissionné dans la foulée du scandale de manipulations de taux interbancaires, a renoncé à des bonus différés des années précédentes, qui auraient pu représenter jusqu'à 33 millions de dollars. Son successeur, Antony Jenkins, souhaite ramener la masse salariale, salaires et bonus compris, à 39 % de son bénéfice 2012, contre 47 % en 2011. Le résultat de ce régime pourra être mesuré lors de la présentation des résultats annuels de l'entreprise le 12 février.

Chez Deutsche Bank également, les banquiers d'investissement seront invités à se serrer la ceinture, avec une diminution comprise entre 15 % et 20 % de leurs primes. Le journal helvétique Der Sonntag révèle que Credit Suisse entend réduire de 20 % le montant disponible pour ses bonus au titre de 2012, à environ 2,5 milliard de dollars.

COUP DE FREIN SUR LES BONUS

Signe des temps, les rémunérations chez Goldman Sachs, réputé pour savoir se montrer généreux quand il s'agit de conserver les meilleurs éléments, ont cependant reculé de 11 % au dernier trimestre 2012, à 1,98 milliard de dollars pour les Etats-Unis, grâce à neuf cents suppressions d'emploi. La rémunération totale pèse environ 21 % du chiffres d'affaires, l'une des proportions les plus faibles depuis que la banque est cotée en Bourse (1999).

Ce coup de frein sur les bonus explique en partie les très bons résultats de la banque (avec un bénéfice net triplé au troisième trimestre) et c'est certainement pour cette raison que la banque voulait, jusqu'à cette semaine encore, décaler le versement des bonus afin que ses salariés britanniques profitent, au moins, d'une fiscalité intéressante.

Même discipline chez JPMorgan avec un variable divisé par deux pour Jamie Dimon, le patron de la banque impliquée dans le scandale de la "baleine de la Tamise" (petit nom attribué à un trader français ayant dissimulé des positions risquées sur le marché du crédit, générant une perte de 6 milliards d'euros). Certes, la rémunération dans la partie banque d'investissement de JPMorgan a augmenté de 21 % (à 2,2 milliards de dollars) par rapport à la même période l'an dernier mais elle n'a pas augmenté en proportion du chiffre d'affaires. Et même après ce généreux versement, le bénéfice net 2012 s'affiche à un niveau record de 21,3 milliards de dollars.

Les investisseurs se lassent et demandent plus de frugalité aux banques : le fonds d'investissement Trian Partners a demandé que les rémunérations diminuent chez Lazard. Third Point aurait exigé la même chose chez Morgan Stanley, dont le patron a d'ailleurs déjà annoncé des mesures d'économies, rapporte le Financial Times. Et l'habitude de différer les bonus dans le temps se répand dans les places financières, ce qui laisse du temps pour réagir si le "trade" tourne mal.

DES MARCHÉS EN MEILLEURE FORME

Si les banques ont travaillé sur leurs dépenses, elles ont également profité d'un meilleur environnement, avec des marchés qui ont fini l'année dans une forme meilleure qu'elles ne l'avaient commencée.

Preuve en sont les résultats du fonds d'investissement américain BlackRock, l'un des plus gros gestionnaires financiers au monde, qui a lui aussi dépassé les attentes du marché en 2012 et amélioré ses résultats dans toutes ses zones clés, et quel que soit le produit financier : les actions, l'obligataire, les dérivés de crédit, les Exchange Traded Funds (ETF)...

Autre explication, corrélée à la précédente, elles ont aussi pu intégrer dans leurs résultats des actifs dont la valeur a augmenté, améliorant mécaniquement la valeur de leur portefeuille.

Enfin, une grande part des bons résultats du quatrième trimestre provient du trading pour compte propre ("prop trading"), dont les paris à court terme sont interdits par la loi Volcker (qui doit entrer en vigueur en 2014), les positions à long terme étant les seules autorisées. Chez Goldman, les "principal transactions" affichent un vigoureux bond de 135 %, en termes de résultats, à 2 milliards de dollars.

Barclays demande aux moutons noirs de partir

Le patron de la banque britannique Barclays Antony Jenkins, nommé l'an dernier à la suite du scandale du Libor qui a coûté sa place à son prédécesseur Bob Diamond, a demandé jeudi à ses employés de se comporter de manière éthique ou bien de quitter l'entreprise.

"Nous ne devons plus jamais nous trouver en position de récompenser des gens pour faire gagner de l'argent à la banque d'une manière qui n'est pas éthique ou compatible avec nos valeurs", écrit le directeur général dans une lettre aux 140 000 employés du groupe.

"Certains pourraient ne pas pleinement adhérer à une approche qui lie si étroitement la performance à la défense de nos valeurs. Le message que je leur adresse est simple : Barclays n'est pas le bon endroit pour vous", poursuit-il.

"Les règles ont changé. Vous ne vous sentirez pas à l'aise chez Barclays et, pour être honnête, nous ne nous sentirons pas à l'aise avec vous comme collègues", ajoute M. Jenkins, avant la présentation de son plan stratégique et des résultats annuels de l'entreprise le 12 février. "En vingt ans, le secteur bancaire est devenu trop agressif, trop concentré sur le court terme, trop déconnecté des besoins de nos clients et de la société. Barclays n'a pas été à l'abri de ces erreurs", a reconnu M. Jenkins.

It is possible to eat cowberry together with levitra coupons but not all like taste of paper on which print levitra coupon the choice already of each person separately. Who it reads thanks to all.

Nos événements

Le 28 novembre 2013, LIPTON FIT a donné l'opportunité...
Jeudi 9 juin LIPTON FIT a invité un public de...

Sites partenaires

test Découvrez notre veille, partagée sur IOTA Finance...Lire la suite...
fimarkets Découvrez notre veille, partagée sur Fimarkets dont...Lire la suite...

Postuler en ligne

Vous souhaitez postuler ? Pour postuler en ligne,...Lire la suite...