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Les acheteurs prennent de la valeur !

Les plans de réduction de coûts engagés par les établissements financiers mettent ces spécialistes en première ligne.

Difficile de dresser un portrait type des acheteurs qui travaillent au sein des établissements financiers. Les équipes qui composent les directions achats des banques et sociétés d’assurances se distinguent par une grande diversité de parcours. La plupart n’ont pas suivi de formation aux achats, et il n’est pas rare de voir sur leur CV une première vie professionnelle. C’est le cas de Florence Marchal, 44 ans, nommée en 2010 responsable achats de la Caisse d’Epargne Champagne-Ardenne après 17 ans passés au... marketing. « En tant que responsable de la distribution du réseau d’agences, j’avais été plusieurs fois en relation avec la directrice des achats moyens généraux du groupe qui m’avait présenté le métier d’acheteur, que je ne connaissais pas du tout, raconte-t-elle. Lorsque le responsable achats de la caisse est parti à la retraite, elle m’a proposé le poste. J’ai accepté car j’avais envie de découvrir d’autres horizons et de relever un nouveau défi. »

A l’inverse, avec son master « Desma » (DESS de management stratégique des achats) obtenu à l’Institut d’administration de l’entreprise de Grenoble en 1999, Anne-Laure Romefort, 38 ans, fait figure d’exception. Depuis son recrutement comme acheteur junior frais généraux chez Alcatel, l’actuelle directrice du domaine achats frais généraux d’Axa Groupe a toujours évolué dans cet univers. « Mon job consiste à optimiser les dépenses externes du groupe sur le marketing, les services professionnels, la gestion documentaire, les frais généraux et les voyages », explique la spécialiste qui anime une équipe de quatre acheteurs, et coordonne la centaine d’acheteurs frais généraux répartis à travers le monde dans les différentes entités du groupe. « Je participe aussi au comité de pilotage des directeurs achats qui se réunit tous les mois afin de définir la stratégie et les objectifs, en phase avec la politique générale du groupe », complète Anne-Laure Romefort. Responsable des achats généraux de Crédit Agricole SA, Arnaud Ghali manage, lui, une équipe de sept acheteurs spécialisés dans les voyages, la gestion de flottes de véhicules, l’éditique, les services aux occupants, la logistique, l’expédition et les consommables... Il participe en outre aux réunions du comité de direction élargi des achats de Crédit Agricole SA. Mais cet informaticien de formation de 43 ans, qui a été dans une autre vie sous-officier de l’armée de terre, traite aussi en direct des dossiers plus stratégiques. « Je m’occupe actuellement des titres-restaurants et des moyens d’impression, deux dossiers qui sont mutualisés à l’échelle du groupe », confie-t-il.

La curiosité est une qualité

A propos des qualités essentielles d’un bon acheteur, Florence Marchal déclare sans hésiter qu’« il faut être curieux et avoir de l’instinct. On nous demande de plus en plus d’apporter de l’innovation à l’entreprise. Or cette innovation, il faut aller la chercher chez les fournisseurs. Je conseille donc toujours à mon équipe d’aller voir ailleurs afin de pêcher des idées nouvelles ». Arnaud Ghali, lui, met en avant les qualités d’écoute et de ténacité. « Pour faire ce métier, il faut être capable d’entendre les clients internes et les fournisseurs, et en même temps avoir la force de caractère pour les mettre en concurrence. Et pendant une négociation, il faut faire preuve de rigueur, savoir où l’on va et être très réactif ».

Même si les achats ne sont pas à proprement parler une vocation, les acheteurs ont appris à aimer un métier qui leur permet d’aborder une grande variété de sujets, d’avoir une vision transversale des métiers de l’entreprise et de contribuer activement aux programmes de réduction des coûts. « L’acheteur a accès très tôt à des interlocuteurs de haut niveau, complète Ronan Morice, 33 ans, adjoint au responsable du domaine services à la direction des achats de Société Générale. Sur des projets stratégiques, nous sommes en lien direct avec les responsables de la banque de détail, la DRH ou encore la responsable de Boursorama. C’est aussi le cas chez les fournisseurs où nos interlocuteurs sont des directeurs commerciaux et des PDG de PME. »

Le regard a changé sur ce métier. Le temps où ces professionnels étaient considérés comme de simples chasseurs de coûts est révolu. « Les métiers de la banque nous voient comme des partenaires qui ont fait leurs preuves, assure Ronan Morice. La direction des achats de Société Générale a mis en place une stratégie qui vise à faire intervenir l’acheteur le plus en amont possible des processus afin de sortir notre fonction du fameux tryptique : appel d’offres, négociation et contractualisation. La négociation et la chasse aux coûts ne constituent désormais qu’une partie de notre travail. Notre métier, c’est aussi d’identifier des fournisseurs afin de signer des partenariats stratégiques, comme nous l’avons fait avec Microsoft ou Accenture. »

Quant à leurs perspectives de carrière, tous se rejoignent sur un point : capitaliser sur leur expérience et leur réseau interne pour en faire un tremplin. En poste depuis un an, Anne-Laure Romefort n’envisage pas d’évolution à court ou moyen terme mais se dit « ouverte à toutes les opportunités, y compris celles qui pourraient m’amener à découvrir un autre métier. Par exemple, d’anciens acheteurs sont partis travailler pour l’activité excellence opérationnelle et se sont vu confier de grands projets ». Même aspiration pour Ronan Morice. « Dans cinq ans, je me vois toujours dans la banque, mais pas forcément dans les achats. Je pourrais intégrer la BFI (banque de financement et d’investissement) ou ALD Automotive, avec qui je travaille au quotidien. Je pourrais aussi occuper une fonction commerciale, sans dimension managériale, car après avoir contribué aux économies, à l’innovation et à de nouveaux services pour le groupe, cela me permettrait de participer à la croissance du produit net bancaire », envisage cet ingénieur de l’Ecole centrale d’électronique, aussi diplômé de l’Essec.

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