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Veille presse de la semaine du 22.09.2014

Positive Economy Forum (1/5) : "Que sera le monde en 2030 ?"

Pour le président de PlaNet Finance, Jacques Attali, qui a initié le groupe de réflexion à l'origine du rapport "Pour une économie positive", nous devons prendre en compte dans toutes les décisions majeures, publiques et privées, l'intérêt des générations futures. Et cela, au moyen de l'économie positive.

La complexité de notre environnement et les mutations profondes en cours rendent difficiles ce travail de prospective. Or, 2030, c'est demain. Comment en finir avec le chômage, le surendettement, les tensions sociales et politiques, mais aussi le désespoir, le déclinisme, le fatalisme ?

Au-delà du devoir moral, nous avons tous un rôle à jouer dans ce que sera demain. Nous sommes tous responsables et acteurs de ce monde qui changera en fonction de ce que nous déciderons et de ce que nous pensons qu'il adviendra. Nous avons les clés pour l'orienter, le dessiner, l'inventer, pour qu'il ne ressemble en rien à ce que l'on peut en craindre.

Plusieurs scénarios

Comment préparer demain, de manière objective, sans pessimisme ni optimisme ? Si l'histoire se répète parfois, les scénarios du futur sont pluriels et multidimensionnels. Quel sera le plus vraisemblable ? Dans l'histoire récente de l'humanité, on observe des tendances longues et durables qui sont peut-être des indications de ce qui pourrait avoir lieu au cours des prochaines années.

Si l'on se replace au début du siècle dernier, il est intéressant de souligner que le progrès technique, le mouvement démocratique et l'essor économique étaient des réalités concrètes et tangibles, alors que, quelques années plus tard, la crise de 1929 a éclaté et a marqué l'avènement d'un siècle « malheureux ». Les valeurs sur lesquelles s'est construit le XXIe siècle, à savoir le désir d'immortalité et la liberté individuelle, doivent être aujourd'hui reconsidérées.

Accompagnant le passage d'une économie de la rente à une économie du profit, la quête de liberté individuelle, c'est-à-dire du droit à changer la vie, est devenue progressivement une valeur dominante de l'Occident. L'organisation de cette liberté individuelle s'est opérée dans un contexte de rareté.

L'intérêt des générations futures

Pour comprendre les crises successives et les grands enjeux de demain, il est fondamental d'analyser et de saisir deux principales contradictions. Le marché par nature est mondial, total et sans frontières, tandis que la démocratie est par définition locale, comme la règle de droit à laquelle le marché n'est d'ailleurs pas soumis. Il existe une incohérence concernant notre volonté d'organiser des biens rares (le marché) tout en tentant d'être libre (la démocratie).

Le couple marché/État exprime une fausse connivence. La liberté à tout prix peut être synonyme de réversibilité et de précarité. En particulier, la liberté individuelle peut remettre en cause le contrat de travail, le contrat affectif, le contrat avec les générations futures. Elle peut écarter l'intérêt collectif et le bien commun, ce qui peut aboutir à une déloyauté généralisée.

« Moi, maintenant, tout le temps »

Nous sommes aujourd'hui dans une dynamique du chaos. L'apologie de la liberté individuelle est l'apologie de la précarité. Il semble que même la technologie soit au service du « moi, maintenant, tout le temps ». Prendre en compte dans toutes les décisions majeures, publiques et privées, l'intérêt des générations futures. Telle est la définition de la mission de l'économie positive. Ce choix s'imposera de plus en plus face aux défis démographiques, financiers, écologiques, technologiques, sociaux, politiques, idéologiques. Il est même la condition nécessaire à la résolution de la crise économique et financière actuelle, qui trouve sa source dans la tyrannie de l'immédiat, qui règne de plus en plus, tant dans l'économie de marché que dans les institutions démocratiques.

L'économie positive repose sur la pratique d'un altruisme rationnel : chacun a intérêt au bonheur des générations suivantes. Parce que, sans cela, la vie de nos contemporains finira comme un cauchemar. Mais aussi parce que dans un monde plus dangereux, chacun sera de plus en plus tenté de se replier sur son bonheur personnel. Face à tous ces défis majeurs qui se profilent à l'horizon, il y a donc urgence à agir pour transformer en profondeur notre économie et notre société.

Promouvoir une "autre" économie

L'économie positive entend réorienter le capitalisme vers la prise en compte des enjeux du long terme. L'altruisme envers les générations futures y est un moteur plus puissant que l'individualisme animant aujourd'hui l'économie de marché. Le Mouvement qui vise à promouvoir cette autre économie ne valorise pas seulement un concept. Il met en lumière des énergies, des intuitions, des intentions enthousiasmantes et passionnantes démontrant que l'économie positive est déjà en marche partout sur la planète. Entrepreneurs sociaux, grandes entreprises, collectivités territoriales, membres de la société civile... Tous participent à cette économie plurielle qui n'est plus marginale.

Rappelons que l'économie positive n'est pas une économie subventionnée, elle crée des emplois, de la valeur, dégage des profits. Les lois adoptées récemment en France sur le financement participatif et l'économie sociale et solidaire permettent de libérer le cadre réglementaire pour amplifier les impacts positifs pour les générations futures et leur bien-être.

L'économie positive au service des générations à venir est la démonstration concrète qu'une croissance responsable, durable et inclusive est possible. Une économie respectueuse de l'environnement, qui est, enfin et avant tout, au service de la société. Dans un monde devenu anxiogène, où les perspectives semblent manquer, surtout aux jeunes qui se cherchent un avenir, parfois loin de la France, jamais il n'aura été aussi nécessaire de donner une voix aux générations futures. Jamais la prise en compte du long terme, pour chacun d'entre nous, à toutes les échelles d'action, n'aura été aussi urgente.

Aujourd'hui, cette prise de conscience conditionne la survie même de l'humanité. Chacun d'entre nous est un acteur du changement. Chacun est un acteur de l'économie positive ou négative. Une famille, une entreprise, une collectivité, une nation, une personne, chacun peut travailler pour les générations suivantes ou leur nuire. Nous pouvons encore agir pour faire émerger une société positive basée sur les valeurs de coopération, de confiance et de résilience. Inspirons-nous des nouvelles visions de progrès et d'espoir proposées par les pionniers de l'économie positive partout dans le monde.

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Smart mobility, l'intelligence en mouvement

Nouveaux mode de transports alternatifs, prise en compte de l'écologie, intelligence mise au service de la mobilité: voilà ce qui constitue la "smart mobility" Par David Lacombled, président de La villa numeris, et Christian Jeanneau, Assystem.

Pourquoi parler de « smart mobility » ou de « mobilité intelligente » ? S'agit-il d'un nouvel emballage pour mieux vendre les vertus des nouveaux modes de transports ? Suppose-t-on par là que les moyens de transport d'avant étaient de fait « stupides » ?

Non bien entendu. Cette nouvelle appellation n'a rien de cosmétique. Elle s'impose même car nous avons affaire à une nouvelle réalité : la notion même de mobilité a changé non seulement de degré et en intensité, mais dans sa nature même.

L'avènement de la smart mobility

La mobilité est plus que jamais une idée en mouvement. Auparavant, elle était guidée essentiellement par une progression linéaire (« plus vite, plus loin, plus fort ») alors qu'aujourd'hui du fait de l'émergence du numérique dans notre vie quotidienne (qu'il s'agisse des nouvelles technologies ou des nouveaux systèmes d'information) l'évolution des modes de transport prend en compte sur un spectre beaucoup plus large de motivations et de facteurs : la consommation, l'éco-responsabilité, le lien social... De linéaire, la mobilité est de fait devenue holistique et multimodale.

Smart mobility, parce que l'intelligence a plus que jamais pris le pouvoir :

- d'abord par la création de nouveaux modes de transports alternatifs ;

- ensuite, par la prise en compte de plus en plus forte de l'économie et de l'écologie ;

- et, enfin, par une nouvelle conception de la mobilité, fruit d'une nouvel environnement.

Des modes de transports intelligents

Face aux modes de transports dominants, de nouvelles façons de se déplacer émergent, comme, par exemple, le co-voiturage ou l'auto-partage. Grâce au numérique et notamment à la géolocalisation, à la connexion au réseau ou à la mise en place des réseaux sociaux, ces modes de transports se trouvent réinventés. Et, de fait, les systèmes d'informations transforment ces moyens de transports en nouveaux concepts de mobilité.

C'est le cas d'Autolib à Paris, concept d'auto-partage, qui non seulement est électrique et non polluant - mais bénéficie, grâce à son système d'informations performant : GPS intégré, réservations des voitures sur son terminal (smartphone, tablette, ordinateur...), assurance d'une place à l'arrivée, téléguidage et jusqu'à la programmation de la chaîne de radio préférée... - d'un développement exceptionnel. Et de fait par la praticité, le confort et la fiabilité que ce concept permet, Autolib, outre d'être une prouesse technologique, est devenu un mode de transport en soi, intégré dans le quotidien des parisiens.

Même remarque pour Blablacar, site de co-voiturage. Ce type de service existait auparavant. Par la radio. Les plus de 20 ans - et même de 40 ans - se souviennent peut-être des "Routiers sont sympas" de RTL ou de ce service sur Radio 7, la « radio jeune » du groupe Radio France d'alors. Aujourd'hui, Blabacar, en étant un réseau social, donne à cette idée de co-voiturage tous les moyens de se développer et de se concrétiser - inscription facilitée, transparence dans le paiement, notation, contrôle et même souplesse en permettant de « sauter » en cours de trajet dans un véhicule. De fait, le co-voiturage est devenu un mode de transport à part entière inscrit comme alternative dans les offres de Voyages-SNCF.

L'intelligence au service de l'écomobilité

L'intelligence aujourd'hui est aussi mise au service pour mettre en place un nouveau champ d'exploration pour sortir du tout hydrocarbures ou énergies fossiles. De nouvelles méthodes sont mises en place pour assurer une « mobilité éco-responsable » qu'il s'agisse des véhicules électriques hybrides, à hydrogène ou les piles à combustibles.

Mais ces innovations s'inscrivent aussi dans le champ des systèmes d'informations, embarqués dans le véhicule ou dans les infrastructures de transports. L'enjeu, c'est la multimodalité, à savoir la possibilité pour chaque usager de pouvoir choisir entres différents modes de transports que ce soit le plus rapide mais aussi le moins polluant pour effectuer son trajet. C'est grâce aux multiples données croisées dans les systèmes d'informations (consommation d'énergie, temps, trajet, horaires, situation du trafic...) que le choix est désormais possible pour l'usager d'opter pour tel ou tel type de transport. En toute connaissance de cause. Cela relève à la fois d'une démarche consumériste (dans le sens qu'elle offre un éventail de possibilités) et citoyenne (dans le sens où elle permet à chacun de choisir en responsabilité).

Les nouvelles intelligences de la mobilité

Mais, au-delà, c'est la conception même de la mobilité qui devient neuve et qui se réinvente avec l'avènement conjoint du numérique et des innovations technologiques.

Mobilis in mobile, mobile dans l'élément mobile, ce motto du Capitaine Nemo dans le Nautilus traduit tout à fait la situation de la mobilité aujourd'hui. La smart mobility s'inscrit dans le cadre lui-même d'un mouvement permanent. La mobilité doit se penser en mouvement.

L'exemple de la Google Car incarne parfaitement cette nouvelle donne. Ce sera un mode de transport qui résultera de trois dimensions conjointes : d'abord de l'innovation technique du véhicule lui-même, ensuite de l'infrastructure qui l'entoure et permet son utilisation sans risques et, enfin, du système d'informations complexes qui relie les deux.

La mobilité intelligente est donc le fruit d'une intelligence à trois dimensions : technologique, l'urbanistique et numérique.

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Le management africain expliqué aux néophytes

Existe-t-il un mode de management africain? Dans ce débat, le monde des affaires et celui des académiques se sont toujours affrontés sans qu’un réel consensus émerge. Cependant, force est de constater que bon nombre de dirigeants locaux et expatriés apprennent à leurs dépens que ce qui est communément admis hors d’Afrique peut être perçu comme impertinent en Afrique. Au moment où l’Afrique est de plus en plus vue comme le nouveau relais de croissance des entreprises du monde entier, il est utile de s’intéresser au management en Afrique. Voici quelques-uns de ses aspects les plus saillants.

Une apparente similitude dans un contexte de mosaïque d’ethnies. L’ethnie est un élément structurant en Afrique. Malheureusement, bien souvent, une façon de simplifier cette diversité africaine est de distinguer la partie du nord de la sub-saharienne. Cette représentation restrictive a fini par faire oublier la grande hétérogénéité linguistique et ethnique à l’intérieur de chacune de ces deux parties. Sur l’ensemble du continent, on dénombre plusieurs milliers de groupes ethniques correspondant à plus d’un millier de langues locales. Ces éléments d’hétérogénéité sont particulièrement prononcés en Afrique sub-saharienne. Par exemple, la Côte d’Ivoire compte quatre grands groupes ethniques avec une soixante de langues locales. Les langues administratives héritées de la colonisation (Anglais, Espagnol, Français, Portugais, etc.) n’ont jamais pu gommer les langues locales. Comment cela pourrait arriver avec un continent qui bat le recours peu flatteur du taux d’analphabétisme le plus élevé au monde? D’ailleurs dans certains cas plusieurs langues officielles coexistent. L’Afrique du sud est de ce point de vue un exemple typique avec ses onze langues officielles. Une autre  singularité de la diversité en Afrique sub-saharienne est qu’elle est plus fondée sur l’appartenance ethnique que sur des considérations raciales, à l’exception de l’Afrique du sud. Ceci est d’autant plus important que l’architecture de la division du travail dans la dynamique économique locale est structurée autour de l’appartenance aux groupes ethniques. Une bonne connaissance de cette source de diversité et de ce qu’elle implique en matière de processus décisionnel et relationnel est un actif intangible et inestimable qui facilite le fonctionnement quotidien des entreprises et leur procure un avantage compétitif. Les dirigeants, locaux et expatriés, d’entreprises doivent en prendre la mesure.

Le management comme une manifestation de l’essence de la société. La structuration des rapports sociaux, économiques et politiques autour des groupes, au sens le plus large, et ethniques en particulier fait de l’Afrique sub-saharienne une société foncièrement communautaire. Mais attention, quiconque entendra la notion de « communauté » dans le contexte africain comme synonyme de « communautarisme » tel qu’il anime les débats dans les pays du Nord se méprend sur son essence. En effet, la solidarité, qu’elle soit de conviction ou instrumentale – acceptée ou subie, induite par la vie en communauté en Afrique sub-saharienne est au centre d’un ensemble de valeurs, normes, codes qui influencent profondément les jeux de pouvoirs, les pratiques organisationnelles, les schémas cognitifs et les modalités de communication.

Un management africain existant, mais méconnu. La perception universaliste des modèles de management les plus répandus peut faire oublier aux dirigeants la nécessité de comprendre, d’intégrer et de valoriser le contexte local. En effet, la vie en communauté en Afrique repose sur une vision africaine du monde et un système de valeurs qui inspire une certaine théorisation de management africain. Deux formes les plus répandues de cette théorisation sont incarnées par les concepts de « Ubuntu » ou de « Indaba » renvoyant à l’interconnexion qui régit les rapports sociaux dans la vie des individus dans la  société africaine. De ce concept, émerge une diversité de principes de management africain que nous résumons en trois grandes catégories. La première catégorie a trait aux rapports aux autres. Les processus décisionnels et organisationnels sont la résultant d’une solidarité collective au travers de laquelle une personne existe dans un groupe, et par extension un groupe de travail, que s’il elle valorise les personnes de ce groupe. Ceci favorise un leadership paternaliste – maternaliste pouvant facilement conduire à rompre la ligne de démarcation entre univers professionnel et privé, qui tend à être systématiquement revendiquée dans le contexte des organisations des pays du Nord. Par ailleurs, une autre singularité du leadership africain tient à une autorité qui est fondamentalement fonction de l’âge, indépendamment du statut social et intellectuel. Cette singularité est l’élément structurant du concept de « Indaba ». La deuxième catégorie porte sur le processus décisionnel. Les interactions évoluent davantage par décisions collectives et consensuelles et non par confrontation d’idées. Ceci ne signifie pas qu’il n’y a pas de jeux de contradictions faisant émerger des idées nouvelles, mais pour être efficace, les points de vue divergents doivent être portés collectivement de la manière la plus discrète pour s’assurer que personne ne perde la face ni l’honneur. La dernière catégorie est le rapport au temps. Le temps, c’est aussi de l’argent en Afrique, mais ce temps n’est pas une contrainte hors de la logique économique. C’est le ciment du lien social. Ce temps ne se perd pas, comme le souligne le sociologue Evalde Mutabazi, Professeur à EM Lyon (France).

Le management africain en action. Plusieurs exemples de la prise en compte des systèmes de valeurs qui fondent le management africain existent. Le code de gouvernance d’entreprise sud-africain, le King Report – est souvent cité en exemple comme l’une des réussites d’adaptation de modèles des pays du Nord aux systèmes de valeurs africains. En s’inspirant du modèle de la Grande Bretagne,  il adopte une perspective centrée sur les parties prenantes comme une déclinaison des principes de management liés aux systèmes de valeurs Ubuntu. En Côte d’Ivoire, l’actuel président du conseil économique et social, Marcel Zady Kessy a réussi à concilier systèmes de valeurs africains et gestion efficience et efficace des compagnies ivoiriennes d’eau et d’électricité – deux filiales de la multinationale française Bouygues dont il présidait aux destinées en qualité de PDG. Les modalités d’implémentation de ce que nous nommons le « Kessysme » ont été consignées dans un ouvrage intitulé Culture Africaine et gestion de l’entreprise moderne, paru en 1998. Enfin, Aloysius Newenham-Kahindi, Professeur à l’Université de Saskatchewan (Canada) montre comment les principes du management africain sont transférés dans les filiales tanzaniennes de multinationales sud-africaines/implantées en Afrique du sud (notamment, dans l’industrie bancaire – ABSA et Stanbic Bank, la télécommunication – Vodacom et l’assurance – Sanlam).

Deux enseignements majeurs. Pour les dirigeants d’entreprises implantées en Afrique et pour ceux qui s’intéressent à l’Afrique, deux enseignements majeurs sont à retenir pour la gestion de leurs activités. D’abord, sous-estimer la puissance de la diversité ethnique en Afrique est une attitude fortement déconseillée. En effet, la dynamique des économies africaines trouve certains de ses déterminants dans la richesse de la diversité ethnique que compte chaque pays. Enfin, la structure sociale communautaire induite par cette diversité ethnique repose paradoxalement sur un système de valeurs partagées au-delà des différences ethniques. Ce système détermine les rapports aux autres, la prise de décision et le rapport au temps ; trois dimensions essentielles à considérer pour découvrir le management en Afrique.

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Comment la finance va sauver la planète du réchauffement climatique

Vous ne connaissez pas les obligations vertes? Au Sommet sur le climat de l'ONU, on ne parle que d'elles. Les investisseurs en raffolent. Et en plus, en la matière, les Français font très fort.

Ce sont les vraies stars du sommet sur le climat de l’ONU, qui se tient aujourd’hui à New-York : les obligations vertes. Après 11 milliards de dollars d’émission en 2013, elles devraient atteindre 40 milliards cette année, selon le Climate bonds initiative, une organisation qui réunit des établissements financiers et des chercheurs du monde entier. Une véritable explosion.

"L’ère des Green bonds est arrivée!", lançait même HSBC dans une étude publiée en juillet. Le principe: des organisations nationales ou supra-nationales, comme la Banque mondiale, mais également des entreprises privées empruntent sur les marchés financiers pour mettre en œuvre des projets écologiquement corrects : éoliennes, photovoltaïque, etc.

Une improbable alliance

Dans cette improbable alliance entre les milieux financiers et écolos, les acteurs français sont bien positionnés. A tous les niveaux. Parmi les importants émetteurs de ces derniers mois : GDF-Suez a placé en mai 2014 des obligations pour 2,5 milliards d’euros – avec trois fois plus de demandes des investisseurs qu’il n’y avait de "papier" à offrir.

En novembre 2013, EDF avait fait un peu moins bien : une obligation de 1,4 milliard d’euros sursouscrite deux fois. Unibail Rodamco a pour sa part obtenu 750 millions d’euros en février 2014, pour développer l’habitat vert. Côté public, l’Agence française de développement y est allé de son obligation à un milliard d’euros à échéance 10 ans, le 10 septembre soit peu de temps avant l’ouverture de le session de l’ONU. Et l’Ile de France a obtenu 600 millions d’euros en avril.

L'offre très offensive de BNP Paribas

Pour les montages financiers, BNP Paribas s’est bien positionné. L’établissement a présenté le 18 septembre un dispositif d’investissement basé sur un panier d’actions éthiques et dont le capital garanti est constituée d’obligations vertes de la Banque mondiale. "Ce nouveau produit financier est essentiellement destiné aux investisseurs institutionnels, qu’il s’agisse des assureurs ou des fonds de pension", détaille Jean-Eric Pacini, responsable Europe de la distribution des produits structurés. Cardif, l’assureur filial de BNP Paribas, en a déjà demandé pour 50 millions d’euros. Pour le vendre à d’autres investisseurs, la banque de la rue d’Antin battra les estrades début octobre aux côté de représentants de la Banque mondiale mais aussi de Vigeo. 

L’agence de notation extra-financière fondée par Nicole Notat, ex leader de la CFDT, s’impose comme un tiers de confiance solide sur ce jeune marché. "L’opinion d’un tiers extérieur est gage de crédibilité et évite le greenwashing », estime Sophie Thiéry, directrice de Vigeo enterprise. Vigeo a ainsi passé au crible l’émission de l’AFD. Et surtout, le 10 juillet, l’agence a participé à l’émission pour 350 millions de dollars d’une obligation lancée par l’américain DC Water, en charge de la gestion de l’eau du District of Columbia, où se trouve la capitale américaine. Un emprunt dont le remboursement n’aura lieu que dans… 100 ans et destiné à la construction d’infrastructures, notamment des tunnels et des systèmes de pompage.

L'écolo Pascal Canfin est ravi

Et ce n’est qu’un début : Pascal Canfin, membre d’EELV, ex-ministre délégué au développement et conseiller climat du think tank World resources institute milite pour des instruments financiers plus complexes pour mobiliser des fonds en faveur de l’économie verte.  "Je suis tout à fait favorable à la mise en place de dispositifs de titrisation pour financer les projets écologiques. Le fonctionnement ? L’institution qui porte la créance pour ces programmes verts transformerait sa créance en titres que pourront ensuite acheter des investisseurs. Ce mécanisme offrirait deux avantages majeurs. D’abord, la liquidité de tels produits financiers permettrait d’attirer des investisseurs qui ne viennent pas sur des projets complexes, craignant de ne pouvoir jamais en sortir. Des fonds de pension ou des acteurs comme Blackrock seront ainsi intéressés. En outre, ce serait un très bon outil pour permettre aux banques de développement de prêter davantage puisque l’engagement titrisé ne figure plus intégralement dans leurs comptes", explique-t-il.

Pascal Canfin, qui fut l’un des fondateur de l’organisation Finance watch, très critique à l’égard des dérives bancaires, insiste toutefois sur la nécessité d’importants garde-fous, afin d’éviter que ne naissent des subprimes vertes: "Il faudrait que la titrisation reste entre les mains d’opérateurs publics, comme la Banque mondiale. L’histoire montre qu’il ne serait pas judicieux de confier cette mission aux seules banques d’investissements…"

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