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Veille presse de la semaine du 28.07.2014

Comment BNP Paribas va tenter de tirer les leçons de son amende record

La banque française a accusé une perte nette de 4,32 milliards d’euros, au deuxième trimestre. La conséquence de l’amende record de près de 9 milliards de dollars (6,6 milliards d’euros) qui lui avait été infligée par la justice américaine, le 30 juin.

Les comptes trimestriels de BNP Paribas dans le rouge ? Cela n'était plus arrivé depuis la fin 2008, quand la banque française, comme ses concurrentes, avait accusé le choc de la faillite de Lehman Brothers. La perte nette de 4,32 milliards d'euros publiée par BNP Paribas jeudi 31 juillet, au titre du deuxième trimestre 2014, est, là encore, d'origine américaine. Elle résulte de l'amende record de 8,97 milliards de dollars (6,6 milliards d'euros) infligée le 30 juin par la justice américaine au groupe français, accusé d'avoir réalisé des transactions en dollar avec des pays soumis à un embargo économique des Etats-Unis, comme l'Iran et le Soudan.

 Le paiement de cette amende, la plus importante qu'une banque étrangère ait jamais eu à acquitter outre-Atlantique, a en effet nécessité de passer une charge exceptionnelle de 5,75 milliards d'euros dans les comptes du deuxième trimestre, en plus des 798 millions déjà provisionnés dans ceux des trois derniers mois de 2013. A quoi s'ajoute une autre charge exceptionnelle de 200 millions d'euros, liée à la mise en place des mesures exigées par les autorités américaines, comme la centralisation - au sein de la succursale de New York - du traitement et du contrôle de toutes les transactions en dollar effectuées par les différentes entités de BNP Paribas, quels que soient leur métier et leur implantation géographique.

 Une augmentation de 500 personnes des effectifs dédiés à la conformité

 Au-delà de ces mesures réclamées par la justice américaine, la banque, qui avait fait son mea culpa devant cette dernière fin juin, va revoir de fond en comble - ou presque - ses procédures de contrôle interne. D'abord, les fonctions juridiques et de conformité seront intégrées verticalement, afin de renforcer le contrôle. Ensuite, un comité de supervision et de contrôle sera créé à l'échelle du groupe. Présidé par Jean-Laurent Bonnafé lui-même, directeur général de BNP Paribas, il réunira deux fois par mois les responsables des fonctions juridiques, de conformité et des risques, ainsi que l'Inspecteur Général de la banque, afin de veiller à la coordination des différentes actions de supervision et de contrôle.

Un comité d'éthique sera également créé, qui aura notamment pour mission d'orienter et de suivre les politiques relatives aux secteurs d'activité et pays sensibles. Il comprendra des personnes extérieures à BNP Paribas, dont les noms pourraient être communiqués dans les prochaines semaines. Enfin, les effectifs dédiés à la conformité à l'échelle mondiale, passés de 1.100 personnes environ en 2009 à quelque 1.600 en 2013, augmenteront "dans le même ordre de grandeur" dans les deux à trois prochaines années, a indiqué Jean-Laurent Bonnafé.

 Jean Clamon, responsable de la conformité depuis 2008, va partir

 Toujours au chapitre des effectifs, Jean-Clamon, qui était responsable de la conformité pour l'ensemble du groupe BNP Paribas depuis 2008, "quittera ses fonctions à la rentrée", a précisé Jean-Laurent Bonnafé. Tout en affirmant qu'il s'agissait "simplement d'un départ en retraite." C'est Eric Martin, jusqu'alors Inspecteur Général du groupe, qui succèdera à Jean Clamon. A noter que BNP Paribas s'appuiera sur un cabinet de conseil international, qui n'a pas encore été choisi, dans le cadre de cette revue de ses procédures de contrôle interne.

Autre recherche en cours, celle de la banque qui devra se substituer à BNP Paribas dans le cadre d'opérations de compensation en dollar - principalement liées à des financements sur les marchés du pétrole et du gaz - que la banque n'aura plus le droit d'effectuer durant un an, à partir du 1er janvier 2015, dans le cadre de la sanction américaine. Une suspension qui pourrait coûter "quelques dizaines de millions d'euros" à BNP Paribas, selon Jean-Laurent Bonnafé. Qui précise que la banque chargée de se substituer à BNP Paribas ne sera pas française, compte tenu de la lourdeur des infrastructures nécessaires pour mener à bien ces opérations de compensation en dollar.

 Un impact négatif de 100 points de base sur le ratio de solvabilité

 L'amende record de BNP Paribas et son plaider-coupable ont-ils déjà fait perdre des clients à la banque ? Cette dernière affirme que non, et en veut pour preuve un bénéfice net (hors éléments exceptionnels) en hausse de 23,2% au deuxième trimestre, à 1,92 milliard d'euros, tiré par le regain de tonus des activités de banque de financement et d'investissement. Ce qui permet à BNP Paribas d'afficher un ratio de solvabilité [fonds propres "durs" rapportés aux crédits consentis ; Ndlr] de 10%, supérieur au minimum de 9% requis par la nouvelle réglementation de Bâle III. Et ce, malgré l'impact négatif de 100 points de base lié à l'amende, que le groupe a déjà intégralement réglée grâce à ses 244 milliards d'euros de réserves de liquidités.

 "Du point de vue de l'organisation, nous pensons que les principales leçons de l'affaire américaine ont été tirées", estime Jean-Laurent Bonnafé. Pour autant, "sur le plan moral, on ne peut pas minimiser cette sanction (américaine). C'est un événement dont il faudra se souvenir longtemps", ajoute le directeur général de BNP Paribas. D'autant plus que le groupe n'en a peut-être pas terminé avec les litiges : "Un certain nombre de dossiers sont ouverts pour l'ensemble de l'industrie financière, notamment celui (de la manipulation) du marché des changes", reconnaît Jean-Laurent Bonnafé. Mais d'ajouter : "Nous ne pensons pas figurer parmi les banques les plus à risque."

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Les Français en quête de plus d'entraide en entreprise

Selon une étude Opinion Way réalisée pour le réseau d'affaires BNI, les valeurs qui manquent le plus aux Français dans le monde professionnel seraient l'entraide et l'esprit d'équipe.

Esprit d'équipe, entraide, solidarité: dans l'imaginaire collectif, ces valeurs sont plus souvent associées à un sport comme le rugby, par exemple, qu'à la vie en entreprise. Et pourtant, une étude réalisée par Opinion Way pour le réseau d'affaires BNI établit que près de deux tiers des Français souhaiteraient voir l'entraide et l'esprit d'équipe plus présents au sein des entreprises: ces valeurs sont plébiscitées, loin devant l'efficacité, la mixité sociale ou encore la compétition.

Quels dispositifs pour favoriser la solidarité en entreprise?

Et si la solution passait par la loi? Plusieurs initiatives en ce sens existent déjà. Ainsi, une loi permettant le don de jours de RTT à un salarié dont l'enfant est gravement malade a été promulguée le 9 mai dernier. Une victoire pour le député de la Loire Paul Salen, qui explique sur son site internet avoir «proposé ce texte suite au cas d'un petit garçon de (sa) circonscription atteint d'un cancer du foie et dont le papa avait pu bénéficier spontanément de la part de ses collègues de dons de jours de RTT, pour qu'il puisse accompagner son petit garçon jusqu'à son dernier souffle».

Mais plus que le législateur, ce sont d'abord les entreprises qui doivent se charger de favoriser l'entraide et l'esprit d'équipe chez leurs collaborateurs. Marc-William Attié, directeur de BNI France, est ainsi partisan de «laisser le plus de liberté possible aux entreprises», qui réaliseront d'elles-mêmes qu'il est dans leur intérêt de conforter la solidarité entre salariés: «L'entreprise est importante pour les Français, en y développant plus d'entraide, nous obtiendrons de meilleurs résultats!».

Pour ce faire, chaque société a ses méthodes: organisation de séminaires de groupe ou de sessions sportives, mais aussi des dispositifs plus originaux comme le théâtre, la danse, la cuisine… Tout est fait pour favoriser le «team building», décrit par l'agence événementielle Showpack & Co, dont la marque Teambuilding Entreprise est spécialiste du genre, comme «un atelier de cohésion d'équipe (…) pour créer des liens entre les individus, pour renforcer l'esprit d'équipe et la solidarité, pour que les uns et les autres apprennent à mieux se connaître». Mais Marc-William Attié rappelle qu'il n'est pas forcément nécessaire de se lancer dans des projets compliqués pour favoriser l'esprit d'équipe: l'essentiel est d'assurer une bonne communication entre salariés, et entre salariés et dirigeants.

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Travailler avec la génération Y

Les « conflits générationnels » ont toujours existé dans l’entreprise. Mais aujourd’hui, le fossé qui existe entre les jeunes actifs et les « seniors » de l’entreprise est peut-être plus important que jamais. Comment expliquer ce phénomène et l’incompréhension qui l’accompagne ? Quelles sont les clés pour mettre à profit les forces de chacun, afin de continuer à innover et à développer nos entreprises ?

Ce phénomène marqué de discorde intergénérationnelle s’explique tout d’abord par des avancées technologiques et sociologiques extrêmement (trop ?) rapides. Les changements profonds qui se sont opérés au cours des 20 dernières années dans la société – et donc dans l’entreprise – ont entraîné des mutations qu’il était difficile d’appréhender. Internet, le tout connecté, mais aussi les notions de bien-être, d’équilibre vie privée/vie professionnelle, d’éthique et d’engagement se sont immiscés puis imposés comme des normes. Je l’évoquais déjà dans mon article précédent « ce qui attire les jeunes diplômés », ce sont autant d’éléments sur lesquels les jeunes générations sont intransigeantes et que les managers d’antan n’ont pas toujours eu le loisir de connaître. De ce fait, eux-mêmes éprouvent certaines difficultés à appréhender ces aspects nouveaux; l’apparition d’une certaine forme de liberté et davantage de flexibilité dans le travail.

Cependant, je préfère parler d’évolution que de révolution. Même si cette évolution pose plusieurs problématiques sur le plan managérial.

Nous avons d’un côté des comportements qui déroutent, voire qui choquent : les jeunes générations sont par exemple plus connectées en privé (smartphones, internet…) et ce même au travail. Il y a peu encore, il était impensable de voir un salarié répondre à son téléphone personnel au bureau ou consulter son compte Facebook entre deux e-mails. Ces salariés connectés sont-ils moins productifs pour autant ? Difficile à prouver. Les Digital Natives sont en effet extrêmement « agiles » et à même de jongler entre différentes tâches avec une aisance parfois déconcertante. Plus au fait des outils, des nouvelles technologies qu’ils maîtrisent presque instinctivement, ils parviennent à dégager le temps que d’autres, moins à l’aise, n’ont pas.

Du côté des jeunes diplômés, voire surdiplômés, un autre problème tend à survenir : ceux que les jeunes surinformés déroutent le plus, ce sont peut-être les managers de « l’ancienne école », épris d’ordre hiérarchique, de « contrôle » acquis à l’ancienneté, les self-made (wo)men qui se sont formés sur le tas. Sans être eux-mêmes nécessairement surdiplômés, ils ont su se construire, gravir les échelons à la force de l’investissement personnel et de l’expérience. Pas toujours au fait des nouvelles technologies – qu’ils rejettent parfois car ils se sont construits sans et n’en voient donc pas l’utilité -, ils se trouvent rapidement dépassés par les jeunes entrants, sur le plan technique ou technologique. Il peut en ressortir une certaine frustration, tant du côté d’un manager qui voit dans l’aisance d’un digital native une certaine forme d’arrogance, que du côté du jeune actif qui voit dans la méconnaissance des technologies de son supérieur une forme d’incompétence. Car il y a chez les jeunes de la Génération Y une notion marquée de refus de l’immobilisme, une envie d’innover et d’évoluer qui peut dépasser, brusquer les habitudes.

Personnellement, je vois ces jeunes comme des moteurs très élaborés, qui peuvent emmener les entreprises très loin, si tant est que nous sachions les aider à fonctionner, les alimenter au mieux. C’est ici que le manager ne doit ni se méprendre, ni se sous-estimer. Les jeunes dits « de la Génération Y » sont en réalité fortement demandeurs : ils souhaitent se développer, recherchent plus que jamais une forme d’épanouissement professionnel passant par la reconnaissance. Qui d’autre qu’une personne d’expérience pour les y aider ? Si eux apportent de nombreuses compétences techniques et des savoirs encore frais, capables de dynamiser ou de redynamiser l’entreprise, ce n’est que grâce à tout ce que d’autres – plus expérimentés – savent de leur marché, de l’entreprise et de son secteur d’activité qu’ils seront à même d’apporter concrètement leur pierre à l’édifice. Et inversement, ils aideront les managers à grandir encore, à se développer et à embarquer à bord d’un train que personne ne souhaite manquer.

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Ils zappent les banques pour financer la création de leur entreprise

Les banques sont frileuses ? Qu'à cela ne tienne ! Les jeunes créateurs, particulièrement dans le secteur Internet, ne prennent même plus la peine de les consulter. Ils frappent à d'autres portes pour se financer. 

Les banques ne financent pas les start-up innovantes, analyse Jean-Louis Brunet, président de l'association France Angels. Ce sont deux univers qui ne se comprennent pas.

La banque? Ils ne connaissent pas. Pire, ils ne veulent même pas en entendre parler. De plus de en plus de jeunes créateurs d'entreprise, oeuvrant dans les secteurs du numérique ou de l'innovation, snobent les crédits bancaires au moment de se lancer. "Nous faisons du logiciel, avec des applications sur tablettes pour les personnes souffrant de troubles du langage. Cette activité est très gourmande en capitaux mais le seuil de rentabilité ne sera pas atteint avant cinq ans. Autant dire que les banques ne financent pas ce type de besoins car pour l'instant notre business est trop risqué. Nous ne sommes même pas allés les voir et avons d'emblée cherché à nous financer différemment", indique Frédéric Guibet, co-fondateur avec Emilien Dessartre de C.Texdev en 2012. 

"On n'a pas le choix"

Love money, prêts d'honneur, subventions, concours, bourses... les deux associés ont frappé à toutes les portes pour augmenter leurs fonds propres et mobiliser le maximum d'aides. Au total, ils ont réussi à décrocher plus de 100 000 euros. "Cette recherche de fonds est très chronophage. J'y ai consacré la moitié de mon temps pendant qu'Emilien gérait le lancement de l'entreprise. Mais il n'y avait pas le choix, il fallait bien trouver des capitaux pour démarrer". 

Aujourd'hui, après l'amorçage, C.Texdev entre sa phase de développement et cherche des sommes beaucoup plus élevées. Mais là, non plus, pas question d'aller "quémander" un crédit bancaire. "C'est encore trop tôt ! Nous avons levé 210 000 euros auprès de business angels. Et nous choisirons de nouveau cette solution l'année prochaine si nos projets d'internationalisation se concrétisent", assène Frédéric Guibet. 

SOS Business angels

Cette situation ne surprend pas Jean-Louis Brunet, président de l'association France Angels. "Les banques ne financent pas les start-up innovantes. Ce sont deux univers qui ne se comprennent pas, qui ne parlent pas le même langage. Avec Bale III, les banquiers ne prennent plus aucun risque. Ils ont besoin de garanties, de cautions et veulent consulter un minimum de trois bilans avant de débloquer un prêt ... Cela devient très compliqué pour les jeunes créateurs qui n'ont d'autres choix que de se tourner vers les business angels." Et l'on comprend pourquoi ! Avec des tickets moyens de 150 000 euros, pouvant atteindre 500 000 euros dans certains cas, ils auraient tort de se priver de cet argent frais. 

Le crédit bancaire pour plus tard

C'est justement ce qu'ont fait Florent Longa et Quentin Martin-Laval, les créateurs d'Echy, un concept innovant et novateur en matière de lumière intérieure. Ils ont été bien éclairés sur la façon de financer leur entreprise. "Nous avons appliqué ce qu'on nous a appris dans nos cours d'entrepreneuriat à Polytechnique. A savoir, commencer par du love money, des concours puis des levées de fonds successives, tous les 12 à 18 mois. Et seulement après, une fois le business stabilisé, obtenir un crédit bancaire" résume Florent Longa. En 2013, un an à peine après la création de leur entreprise, ils ont levé 120 000 euros auprès de business angels, puis de nouveau 500 000 euros en 2014. "Ce n'est qu'après que nous sommes allés voir la banque. Nous avons obtenu un prêt de 100 000 euros. La réaction du banquier a été favorable car nous étions au sommet de notre projet et étions en mesure de présenter des premiers résultats et quelques références tangibles" conclut Florent Longa.  

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Innovation : "En France aussi nous avons des atouts à faire valoir"

Selon Ronan Pelloux, le système éducatif est trop éloigné des besoins du marché du travail Cette semaine s'est achevé à Sydney le G20 YEA (Young Entrepreneur's Alliance), un sommet pour les jeunes entrepreneurs. 400 jeunes chefs d'entreprises étaient présents dont 25 Français. Parmi eux, Ronan Pelloux, co-fondateur du site de design participatif Creads.

Il fait partie des rares entrepreneurs à avoir été invité au G20 de Sydney. Ronan Pelloux, co-fondateur de Creads, une agence de communication participative sur Internet évoque, pour La Tribune, ce qui se racontait dans les couloirs de cette rencontre interntationale. Face au "french bashing", ces critiques anti-françaises auxquelles s'adonnent volontiers certains de ses partenaires anglo-saxons, la France pourrait, selon lui, faire valoir des atouts, comme le Crédit impôts recherche. 

La Tribune : Que demandez aux chefs d'Etat du G20, qui se réunissent en novembre 2014 ?

Ronan Pelloux : Nous nous sommes réunis en plusieurs groupes de travail pour remonter des problématiques communes et répondre à la question : que doivent mettre les gouvernements en place? Nous avons abouti à huit grandes thématiques, dont la réforme du système financier mondial, c'est-à-dire l'amélioration du financement des startup et des PME au niveau des banques, qui ne suivent pas assez les entreprises. Il s'agit aussi d'encourager le crowdfunding en établissant un cadre réglementaire (cela a été fait en France). Il faut aussi, grâce à des aides fiscales, permettre aux particuliers d'investir dans des PME.

Dans les pays du G20, il y a 40 millions de jeunes au chômage. Comment remédier à cela ?

Il y a un problème au niveau de l'éducation : beaucoup de formations ne sont pas en lien avec les besoins du marché, du monde du travail. Il est donc nécessaire de rediriger les jeunes, notamment vers les activités numériques via l'apprentissage du code informatique dès la primaire. Quand on jette un coup d'œil à la croissance des sociétés du "digital", on se dit que cette initiative relève du bon sens.

D'autre part, les jeunes se projettent moins dans les grandes boites. Elles deviennent de plus en plus difficiles à intégrer, et procèdent à beaucoup de plans sociaux. Puis ce ne sont plus nécessairement des entreprises où l'on peut faire toute une carrière. Il faut donc mieux accompagner les jeunes dans leurs projets.

C'est la deuxième année que vous participez au G20 YEA. Certaines des recommandations formulées en 2013 ont-elles été entendues ?

Je ne sais pas si c'est directement lié à notre action, mais en 2013, nous avions insisté sur la formation au numérique et Benoît Hamon a annoncé que le code informatique serait enseigné (en option) dès la primaire. Il y a également le PEA-PME, qui permet à des particuliers d'investir dans des entreprises.

Mais nos revendications ne s'adressent pas uniquement aux politiques. On s'attache aussi à ce que les entrepreneurs s'impliquent, par exemple en intervenant dans les écoles. Il faut donner envie aux jeunes en leur racontant de belles histoires.

A quels problèmes font face les jeunes entrepreneurs actuellement ?

Le cadre fiscal réglementaire. Pendant un temps, c'était compliqué d'avoir un gouvernement qui changeait les lois tous les 6 mois. Cela a bloqué les investisseurs, particulièrement lors du mouvement des "Pigeons" [qui luttaient contre une tentative de réforme des plus-values de cession ndlr]. Quand on est entrepreneur et que l'on veut se développer à l'étranger, c'est très difficile, notamment pour recruter des talents étrangers : simplifier les visas nous serait d'une grande aide.

Au G20 YEA, vous êtes 400 entrepreneurs. Cette année il y avait 25 français. Vous côtoyez donc des chefs d'entreprise de cultures différentes. De quel pays la France gagnerait-elle le plus à s'inspirer ?

Le Royaume-Uni. On y favorise les entrepreneurs, les startups et les accélérateurs de startups. A Londres, le système de financement est beaucoup plus favorable, c'est le "hub des startups".

En France on a souvent tendance à se plaindre. Pourtant, nous avons de bons atouts, comme le CIR (crédit d'impôt recherche, qui favorise les entreprises qui investissent beaucoup dans la R & D), cité en exemple au G20 YEA, au même titre que la BPI (Banque publique d'investissement) qui a permis de relancer le processus d'investissements auprès des entreprises. Enfin, nous disposons de sociétés innovantes très compétitives. En France, nous avons aussi des atouts à faire valoir.

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