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L’informatique verte toujours d’actualité ?

La révolution numérique a-t-elle coupé court à la conscience écologique qui germait dans les esprits des entreprises ? Car en quelques années, les usages et les discours ont bien changé... Par Christophe Verdenne, Directeur Général Europe du Sud, Easynet Global Services

Il y a cinq ans environ, les entreprises ne juraient que par « le vert ». Pressées d'être considérées les premières à réduire leur empreinte carbone, elles avaient entrepris de limiter les déplacements en avion, replanter des forêts et investir dans des fermes éoliennes... « Nous éteignons les lumières pendant la nuit ! », « Nos écrans se mettent automatiquement en veille ! », s'extasiaient-elles. Autant d'efforts admirables et de bonnes intentions. Aujourd'hui, cet engouement est retombé de façon inquiétante : les politiques environnementales ne sont plus beaucoup d'actualité et l'engagement pour l'environnement n'est plus prioritaire dans l'ordre du jour.

Les entreprises délaissent l'environnement 

L'impact du changement climatique sur nos vies n'en est pas moins important. Selon l'IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change), le changement climatique entraîne déjà des conséquences négatives sur les réserves alimentaires, les écosystèmes marins, le niveau de la mer, les conditions météorologiques extrêmes et la croissance économique.

Assistons-nous à un réel fléchissement de l'implication des entreprises en matière de développement durable et de respect de l'environnement ? Certains secteurs, comme la fourniture d'énergie et la fabrication industrielle, ont largement contribué à réduire les émissions de carbone, certes encouragés par une réglementation stricte. Google a choisi de fournir jusqu'à 407 mégawatts d'énergie éolienne renouvelable à 100 % à son datacenter de l'Iowa. Le gouvernement français a fixé comme objectif 23% d'énergies renouvelables dans la consommation totale d'énergie finale selon la directive européenne 28/CE/2009.

Les systèmes informatiques, aussi polluants que les avions

Mais que font tous les autres ? On peut légitimement annoncer qu'il est temps de s'en préoccuper. Notre environnement de travail, désormais tout numérique, n'a pratiquement plus rien en commun avec celui d'il y a sept ou huit ans, lorsque la plupart des entreprises commençait à développer leur politique environnementale. L'empreinte carbone de l'utilisation des systèmes informatiques dans le monde est désormais équivalente à celle de l'ensemble des compagnies aériennes, soit 2 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Aujourd'hui, l'ordre du jour contient bien plus de sujets à inclure dans nos réglementations ; sujets dont nous n'avions pas à nous soucier auparavant :

  • Médias numériques - À chaque seconde, deux nouveaux membres rejoignent le réseau LinkedIn. Le magazine CIO a comptabilisé que les internautes se partageaient 6 milliards d'heures de vidéo sur YouTube chaque mois, passaient 20 milliards de minutes sur Facebook par jour et généraient 140 000 tweets à la seconde : « une énorme masse à traiter ». 
  • Données- 90 % des données mondiales actuelles ont été générées au cours des deux dernières années. Il ne s'agit pas seulement de contenus créés sur les réseaux sociaux.
  • Le « big data » et sa gestion constituent un sujet brûlant pour les entreprises privées comme publiques et pourtant, ce sujet ne figurait pas à l'ordre du jour il y a encore quelques années.
  • Le « Cloud computing » - L'adoption du Cloud a vocation à se généraliser. Nous devons nous assurer la création d'infrastructures capables d'y faire face dans une perspective de développement durable car le Cloud n'existerait pas sans les datacenters. Selon une étude du Climate Group, la consommation énergétique des datacenters constituera 18 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde à l'horizon 2020. Dans ces conditions, on ne peut qu'accueillir favorablement la virtualisation, la mutualisation des installations et l'investissement dans des datacenters à faible impact pour l'environnement, conçus dans l'optique du développement durable. Une autre étude[2] démontre qu'on peut économiser jusqu'à 87 % de l'énergie consommée par les structures informatiques en transférant certaines applications métier dans le Cloud.

Des ressources insuffisantes 

Pourtant, selon Sourcingfocus.com, de nombreuses entreprises ne sont pas en mesure de rendre l'exploitation de leur datacenter plus efficace ou plus écologique car « il leur manque soit la compétence soit la volonté de s'attaquer au problème, de désactiver leurs serveurs fantômes ou, tout simplement, d'appliquer des contrôles d'efficacité énergétique aux serveurs de leurs datacenters ». Si l'on peut se féliciter que Google et consorts soient prêts à investir 150 millions d'euros dans des datacenters respectueux de l'environnement, on constate que la plupart des autres entreprises ne disposent pas des ressources pour faire de même.

D'après Forrester Research 29% des professionnels appartiennent à la catégorie des travailleurs de l'information connectés à toute heure et en tout lieu et leur nombre va continuer de progresser puisque l'on devrait utiliser 905 millions de tablettes dans le monde d'ici à 2017. Les utilisateurs sont toujours plus nombreux à posséder plusieurs appareils. Il s'agit d'en tenir compte dans l'élaboration des politiques environnementales, sans se limiter à réglementer la production énergétique liée à l'approvisionnement en matières premières, à la fabrication des composants ou à la production elle-même, mais en l'élargissant à une approche favorisant la mise à jour. Rien qu'aux États-Unis, à chaque seconde, 4 téléphones mobiles finissent dans une décharge, avec le risque que cela représente pour l'environnement. Et que dire de la montagne d'écrans, claviers et autres combinés téléphoniques relégués dans un coin de nos bureaux pour laisser la place à nos tablettes et nos smartphones ?

La réglementation britannique qui met en œuvre la directive WEEE (Waste Electrical and Electronic Equipment) s'est dans une certaine mesure attaquée à cette montagne d'équipements usagés. Élaborée en janvier 2007, cette directive avait initialement pour objectif de réduire la quantité d'équipements électroniques et électriques mis au rebut.

 Remettre l'informatique verte à l'ordre du jour 

Le monde ayant bien changé depuis, notamment après la sortie du premier iPhone d'Apple, elle a été révisée pour « alléger les contraintes pesant sur les fabricants, simplifier les démarches administratives et promouvoir de bonnes pratiques de recyclage ». Trop pénalisante pour les fabricants, cette directive n'avait pas fait l'unanimité auparavant.

Les dirigeants d'entreprise ont le devoir de remettre à l'ordre du jour l'informatique verte et de réactualiser leur politique, leurs procédures et leurs engagements. Il faut revoir les outils de communications unifiées, le recyclage du matériel, les technologies de gestion de l'énergie et les méthodes d'alimentation et de refroidissement des datacenters. Il est temps de prendre la mesure du rôle qui nous incombe. Veiller à ce que nos activités économiques soient écologiquement pérennes, durables et respectueuses de notre environnement relève de notre responsabilité à tous.

 

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