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Normes SEPA : au 1er Août, on aura évité la casse !

Malgré un démarrage tardif, le délai imposé pour passer aux normes de paiement Sepa devrait être respecté. Une nouvelle ère commence pour les entreprises...

A moins d'un mois de l'échéance SEPA, qui concerne l'harmonisation des paiements scripturaux (virements et prélèvement) dans toute l'Europe, quel bilan peut-on tirer de la migration des entreprises et des conditions dans lesquelles cette opération s'est réalisée ? En effet,  alors que l'on prévoyait le pire, les banques et les entreprises ont-elles joué le jeu ? A-t-on pu éviter les difficultés opérationnelles, garantir la sécurité des comptes des entreprises et consolider un dispositif qui doit  faire progresser les PME sur le chemin de la dématérialisation des échanges financiers ?  

Une coupe déjà pleine 

Comme beaucoup trop de choses nouvelles dans notre pays, la migration SEPA ne s'est pas faite sans vagues. D'autant que l'on n'avait pas souhaité impliquer les PME en amont. Mais les PME ont joué finalement le jeu. Aujourd'hui, les PME se satisfont de la mise en place de ce système rapide, sécurisé et partagé dont elles n' avaient pas fait la demande.

Les principales préoccupations des entreprises depuis le début de la crise n'ont pas changé: inquiétude face à la situation économique de notre pays, inquiétude pour le carnet de commande, complexité administrative, faiblesse des taux de marge, coût prohibitif du travail et absence de flexibilité, problèmes de financement. Dans ce contexte, « l'obligation » du passage SEPA ne pouvait être qu'une goutte de plus dans une coupe déjà pleine.

L'Europe, un tremplin pour nos PME

C'est pour ces raisons que les PME, même conscientes des enjeux, ont mis du temps à intégrer ce processus dans un contexte politique qui montre régulièrement l'Europe comme la source d'une grande partie de nos maux. Cet écran de fumée cache la faiblesse des programmes des partis, leur absence d'idées, de courage et flatte notre peur du changement.

L'Europe est, au contraire, un tremplin pour le développement de nos PME. SEPA intégré entraine une baisse des coûts bancaires relatifs à la gestion des flux qui peut aller jusqu'à 35 %. Pour leurs entreprises, les Allemands l'ont bien compris. C'est pourquoi nous devons nous éloigner des sirènes du repli sur soi et tout mettre en œuvre pour trouver des solutions innovantes tant en matière politique qu'économique pour amorcer une évolution de notre modèle social.

Conscience tardive

Nos PME patrimoniales ont toujours été rebelles, mais elles savent aussi être fortement réactives. Contrairement aux craintes du début de l'année, plus de 98% des virements et des prélèvements sont, en juin 2014, réalisés avec des normes SEPA.  Rappelons que le décollage lent de SEPA est aussi dû à une prise de conscience tardive des pouvoirs publics. En effet, les politiques ne se sont sentis préoccupés du processus qu'au moment où l'on a failli taper contre le mur, c'est-à-dire  moins de trois mois avant l'échéance initiale du 1er février 2014.

Depuis les choses ont changé même si on a beaucoup fait avec les moyens du bord. C'est-à-dire, à part l'intervention de la Banque de France, aucun moyen financier n'a été débloqué, aucune campagne de publicité institutionnelle n'a été mise en place pour sensibiliser le grand public ou les petites entreprises. Et l'on doit le travail en profondeur au comité national SEPA, à certaines banques et à l'implication forte sur le terrain des organisations patronales qui ont voulu sauver les meubles. 

Dialogue entre banques et PME

Le Comité National SEPA, sous l'impulsion de la Banque de France, a été l'occasion de réunir périodiquement tous les acteurs institutionnels et de terrain dans un lieu ouvert de débats, de propositions et de soutiens aux bonnes pratiques. Nous avons toujours veillé à faire entendre la voix des PME.  Et grâce à la participation des entreprises, cette voix a été écoutée et entendue. Cela a pu faire grincer certaines dents mais c'est dans cet dans l'intérêt des entreprises que nous avons souhaité bénéficier pleinement du report de la date butoir au 1er août afin donner toute leur chance aux PME.

Et les résultats sont bons et ils sont là, même s'ils restent quelques réfractaires qui campent sur les anciens formats et qui risquent l'asphyxie (recevoir des paiements, payer les salariés, régler les fournisseurs ou leurs clients) si les banques bloquent les convertisseurs. Ils doivent agir sans attendre. SEPA aura été l'occasion de jeter les bases d'un nouveau dialogue entre les banques et les PME sur lequel pesait beaucoup de nuages.

Nouvelle ère

Cela a permis également de mesurer l'implication des élus des organisations représentatives des entreprises qui, dans les institutions et dans les régions, n'ont pas ménagé leurs actions car ils connaissent bien les atouts et les faiblesses des PME. Un fait dans les territoires, auprès des entreprises de toutes tailles, à travers des débats et des échanges d'expériences. C'est ainsi que l'on a pu limiter ou déjouer les tentatives d'escroqueries ou les détournements inhérents à la mise en place de tout nouveau système. Quoi qu'il en soit, au 1er août, le pari sera réussi, nous aurons évité la casse !

Mais ne nous méprenons pas la date du 1er août n'est pas une fin en soi. Elle n'est qu'un passage. Elle ouvre une nouvelle ère en Europe : celle des moyens de paiement dématérialisés et de la multiplication des outils de simplification. C'est pourquoi, il va falloir tout d'abord gérer les rejets SEPA jusqu'à la fin de l'année au plus tard. Et ces anomalies ne doivent pas être l'arbre qui cache la forêt. La majorité des rejets sont liés à des problèmes mineurs de caractères, de codes ou d'affectation informatiques. Bien entendu, il faut les résoudre. Ils ne doivent pas être un coût supplémentaire pour les PME. Il faut ensuite enclencher l'après SEPA et multiplier nos initiatives dans le cadre de l'ERPB (European Retail Payments Board). 

Portefeuille sécurisé 

Pour gagner en compétitivité et en réactivité les PME doivent désormais rester attentives à ce qui se passe avant, pendant et après le paiement. On ne peut pas se lancer dans le chantier de la simplification administrative et négliger la circulation des moyens de paiements et de leurs papiers. La réduction de la paperasse (factures, mandats, billets...), les contraintes et les coûts financiers afférents sont autant d'enjeux qui justifient la mise en place d'un agenda numérique et d'un portefeuille sécurisé pour les données PME. D'autant que les banques s'engagent dans un processus de réduction progressive de l'utilisation du chèque. En Europe développement du paiement par carte bancaire et du sans contact est réclamé par tous les consommateurs.

C'est pourquoi, les PME doivent rester attentives à la mise en place, par les banques de « SEPA mail », et ne pas rester des spectateurs d'un processus qui va les toucher. Elles doivent y être associées dès à présent. Faut-il rappeler aux banques que les PME ont aussi des idées et des solutions ? Et que le rôle des PME dans notre économie est comme parler des atouts de SEPA, une évidence, à condition que les banques accompagnent le mouvement.  

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