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Veille presse de la semaine du 10.06.2014

Ces financiers en quête de sens

Trader, dirigeant, jeune diplômé… Ils ont quitté leurs postes dans la finance traditionnelle pour rejoindre des établissements « alternatifs ».

La décision n’a pas été facile à prendre. En 2009, Nicolas Prost, alors responsable commercial France des activités de fixed income d’une grande banque de financement et d’investissement (BFI), est approché par un établissement qui lui propose de créer une salle des marchés. Il s’agit de Crédit Coopératif. « J’ai finalement accepté ce défi. Comme beaucoup de mes collègues, j’étais arrivé à la conclusion que mon travail était de plus en plus décorrélé de l’économie réelle, avec des opérations qui n’avaient pour objectif que de faire de l’argent avec de l’argent. J’avais envie de me prouver à moi-même et aux autres qu’il était possible de faire de la finance autrement en édifiant une salle de marché rentable dans une banque durable et éthique », confie celui qui est, depuis cinq ans, le directeur adjoint de la salle des marchés de Crédit Coopératif.

Directeur de la communication du groupe Société Générale pendant dix ans, Hugues Le Bret a, lui, quitté son poste de PDG de Boursorama en 2010 pour retrouver une forme de liberté. « Après avoir piloté la communication de la banque pendant l’affaire Kerviel et la crise financière de 2008, je ne pouvais pas, à l’issue du verdict, laisser l’histoire se refermer sans y apporter un témoignage de vérité sur la gravité de la situation créée par le fraudeur et la qualité de gestion de la crise par Daniel Bouton [l’ancien PDG, NDLR]. La nouvelle direction de la banque m’ayant demandé de choisir entre le livre que je m’apprêtais à publier et ma place dans le groupe, j’ai démissionné... » Après le succès de son ouvrage*, l’ex-banquier en profite pour se lancer dans le conseil et faire des rencontres. L’une d’elle se révèle décisive. « Lorsque Ryad Boulanouar [fondateur et président de Financière des Paiements Electroniques, établissement de paiement agréé pour le Compte Nickel, NDLR] est venu me présenter son projet qui devait permettre à toute personne, même interdit bancaire, d’obtenir une carte de paiement et une domiciliation bancaire en quelques minutes chez un buraliste, j’ai tout de suite été séduit car j’y ai vu une opportunité de changer le système de l’intérieur. En proposant une offre bancaire simple, avec une forte valeur ajoutée technologique, et des prix tirés vers le bas, on apporte une solution à tous les exclus bancaires. »

Moins rémunérateur

Désormais, de jeunes diplômés choisissent, eux aussi, de ne pas succomber aux sirènes des parcours bancaires et financiers traditionnels. C’est le cas de François Desroziers, 25 ans, cofondateur de Spear, une plate-forme de financement participatif. « Lorsque j’ai commencé mes études de finance à Paris-Dauphine en 2007, je ne savais pas encore ce que je voulais faire. Puis la crise est arrivée et j’ai rapidement réalisé qu’il y avait une fracture claire entre l’économie et la finance, cette dernière fonctionnant de plus en plus en circuit fermé, avec elle-même pour seul objectif.  » Lors d’un stage au sein d’une grande banque, on lui demande d’étudier un phénomène qui se développe alors aux États-Unis : le crowdfunding. «  J’ai vite compris que cet outil pouvait devenir très puissant. Son positionnement social répondait à une réelle demande du marché qui était à la fois en attente d’une plus grande transparence sur l’utilisation de l’argent par les banques, mais également de nouvelles solutions de financement pour les entreprises responsables  ».

Avec des amis d’enfance, il crée en février 2012 une coopérative de crowdfunding solidaire qui permet aux épargnants de choisir la destination exacte de leur argent parmi une sélection de projets entrepreneuriaux répondant à une problématique sociale, culturelle ou environnementale. En deux ans, Spear lève 1,7 million d’euros auprès de plus de 300 épargnants solidaires et finance seize projets. « Nous avons par exemple soutenu l’entreprise Muses dans son projet de reprendre une usine qui allait fermer dans Les Vosges afin de lancer Mooville, un site de production de véhicules électriques de livraison, raconte le jeune homme. Grâce à cette initiative, 70 emplois sur 130 ont pu être préservés. »

A la tête d’une équipe de huit personnes, Nicolas Prost exerce son métier avec une philosophie différente de celle qu’il a connue dans la salle de marchés d’une grande BFI. « Crédit Coopératif n’ayant pas d’actionnaires, nous ne sommes pas là pour maximiser le produit net bancaire de la banque, mais pour apporter un réel service à nos clients. Lorsqu’une entreprise vient nous voir pour acheter un produit, nous nous assurons que l’objectif n’est pas de spéculer. Nous avons en outre défini, sur chacun des sous-jacents que nous couvrons, des règles très protectrices et restrictives en privilégiant des produits simples, non risqués et non spéculatifs. Cette stratégie nous fait, certes, gagner moins d’argent, mais elle évite les mauvaises surprises. Si les collectivités locales étaient venues nous voir pour assurer leur couverture de taux, jamais elles n’auraient été confrontées à des emprunts toxiques. »

C’est cette même approche qu’est venu chercher Pierre Bozon, ancien conseiller dans une banque de réseau, en rejoignant en tant que conseiller particulier la NEF, une coopérative de finance solidaire : «  Mon travail consiste à conseiller nos sociétaires et épargnants sur la gestion de leur argent, en sachant que les produits que nous proposons sont essentiellement des comptes à terme avec un taux de rémunération connu à l’avance et une parfaite traçabilité de l’argent. La seconde partie de mon travail consiste à traiter les demandes de crédit de nos clients en faisant preuve de la même vigilance que les banques traditionnelles sur le taux d’endettement des porteurs de projet, mais avec une optique fondamentalement différente. Dans les grands réseaux bancaires, lorsque le porteur du projet se trouve dans une situation atypique, sa demande a toutes les chances de ne pas être étudiée. A la NEF, l’humain et la technique comptent autant que le volet financier  ».

Conflit de valeurs

A l’heure où le syndrome du « conflit de valeurs » frappe les banquiers en les confrontant à des exigences dans leur métier qui sont en contradiction avec la finalité réelle de leur profession (financer des projets, servir les intérêts des clients etc.), Nicolas Prost a, lui, trouvé une harmonie dans son travail. « C’est une grande satisfaction de pouvoir réconcilier une activité très décriée avec des valeurs plus en phase avec l’économie réelle, souligne l’ancien trader. D’autant que j’ai le sentiment d’évoluer dans une banque où je peux initier des idées que je ne pourrais pas lancer ailleurs. Il y a trois ans, lorsque le débat sur la taxe sur les transactions financières est apparu, j’ai proposé d’instaurer une contribution volontaire pour financer l’aide au développement. Depuis trois ans, à chaque fois que nous traitons une opération de change sur les marchés, nous reversons 0,01 % du montant à une association d’aide au développement international. Pour l’instant, personne en Europe ne nous a suivis sur cette voie, mais nous avons montré qu’il était possible de pratiquer la finance autrement. »

Lorsqu’il regarde dans le rétroviseur, François Desroziers ne regrette pas un instant de ne pas avoir choisi un métier plus rémunérateur. « Lorsque je vois mes anciens camarades de promotion qui suivent des carrières plus conventionnelles et qui, au bout de quelques années, changent complètement de secteur ou montent leur entreprise parce qu’ils n’arrivent plus à trouver de sens à leur métier de financier, je me dis que j’ai fait le bon choix car tous les projets que nous finançons sont ancrés dans la réalité. Et j’ai aussi la satisfaction d’avoir créé une entreprise qui emploie à ce jour huit personnes... »

Moins de six mois après le lancement du Compte Nickel qui a déjà séduit 15.000 clients, Hugues Le Bret est serein. «  Je ne regrette aucune de mes expériences professionnelles passées car elles m’ont mené jusqu’ici. Et pour rien au monde, je n’accepterais d’être ailleurs car j’ai concrétisé cette aspiration à plus de sens, de liberté et d’équilibre. »

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A la recherche de mes données personnelles

Plusieurs centaines de fois par jour, nous générons des données qui disent où nous allons, ce que nous faisons, avec qui nous mangeons et ce que nous avons pris comme dessert.

La NSA. Google. Les opérateurs téléphoniques. Nos banques. La DGSE. Les cartes de fidélité. Le Pass Navigo. La vidéosurveillance. Du lever au coucher, on sait depuis quelques années que nos vies se copient en temps presque réel dans des bases de données, parfois sans notre véritable consentement. L’anonyme dans la foule est de moins en moins flou.

A quoi ressemble une vie contemporaine, et donc numérisée ? Dessine-t-elle un portrait fidèle de ce que je suis ? Est-ce même encore possible, en 2014, de le savoir ?

Vendredi matin, mon réveil sonne. Mon premier réflexe : allumer mon iPhone. Son réflexe ? Se géolocaliser. Il répète l’opération plusieurs fois dans la journée, si l’option n’a pas été désactivée, afin d’« améliorer ses performances et proposer des informations utiles en fonction des lieux où vous êtes ».

Apple m’assure que les données sont stockées sur mon iPhone, accessible uniquement par moi, et non dans un « datacenter ». La vague certitude que le détail de mes allers et venues n’est pas mémorisé dans un lieu que j’imagine froid, vaste et à l’autre bout du monde est une maigre consolation.

Pour accéder à ce menu : Réglages > Confidentialité > Services de localisation > Services système > Lieux fréquents.

Je constate la réception, pendant la nuit, de iMessages dont je préférerais qu'ils ne soient pas lus par d'autres. Apple m’assure qu'ils sont chiffrés et être incapable elle-même de les lire. Mais en même temps, la NSA a ajouté l'entreprise à son programme Prism, qui permet d'accéder de manière privilégiée aux données de plusieurs géants du Web, en octobre 2012.

Ce n’est pas tout : Apple a récemment détaillé la manière dont l’entreprise répond aux demandes de données des autorités. On y apprend que même les passages au « Genius Bar », le service après-vente d’Apple, sont mémorisés.

Sur la table du petit déjeuner, l’iPhone a remplacé le dos de la boîte de céréales. Les corn-flakes ne pouvaient pas savoir où j’habitais. L’iPhone, si : chacune de mes localisations, implacablement consignées dans sa mémoire, lui permet de situer mon « domicile » sur une carte. Les corn-flakes n’étaient pas l’allié objectif de mon patron. L’iPhone, lui m’indique le temps nécessaire pour rejoindre un autre lieu qu’il a identifié : « Si vous partiez maintenant, il vous faudrait 28 minutes pour arriver sur votre lieu de travail. »

La pluie me pousse vers la station de métro. Le portique s’ouvre après le passage du badge. Le Pass Navigo, gratuit, est recommandé à tous les utilisateurs réguliers de la RATP ; il est associé à toute son identité.  Il ne sauvegarde que mes trois dernières validations aux portiques de la RATP.

La raison ? Un combat de dix ans avec la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) qui s’est efforcée de limiter l’appétit en données de la RATP. Un Navigo « découverte », anonyme mais coûtant 5 euros existe, mais il est difficile de se le procurer.

Arrivée 26 minutes plus tard sur mon lieu de travail. Le badge à l’accueil fait biper la porte. Un son qui devrait me rappeler que toutes mes allers et venues sont consignées également dans une base de données.

Renseignements pris, on m’assure que mon chef ne peut y avoir accès, même si certains ont tenté, mais les données servent, en cas de problème, à savoir qui est entré dans le bâtiment. J’ai essayé, en vain, d’avoir le détail des données associées à mon badge, mais je n’ai reçu aucune réponse.

A peine arrivé au bureau, je prévois déjà d’aller au cinéma le lendemain. En cherchant les horaires, je me fais la réflexion que ma carte UGC Illimité doit enregistrer l’ensemble des informations et des films que je suis allé voir.

Cette recherche personnelle devient donc professionnelle : hélas, impossible de savoir quelles données sont conservées. Les conditions générales d’abonnement, qui sont rarement lues, n’en font pas mention. Et impossible de savoir où réclamer l’accès à mes données. UGC n’est d’ailleurs pas d’une très grande aide : « Tout le monde est à Cannes », me répond-on quand j’essaie d’en savoir plus.

Ces exemples d’organismes pas très enthousiastes à l’idée de répondre à mes demandes ne sont pas isolés. Je me rends vite compte du nombre effarant de bases de données dans lesquelles figurent des bribes de mon existence, ainsi que de la réticence (ou l’incompréhension) de certains organismes.

La loi informatique et libertés de 1978 prévoit pourtant explicitement un droit quasiment inconditionnel d’accès aux données personnelles. En cas de refus ou au bout de deux mois sans réponse, je peux même saisir la CNIL, qui peut « faire usage de ses pouvoirs de contrôle et de sanction ». Et même, en dernier recours, le procureur de la République.

A l’heure du déjeuner, nouveau bip caractéristique : celui de ma carte de cantine. Là aussi, l’historique de mes consommations est gardé pendant treize mois. Que peut donc faire le chef avec mes pâtes fraîches achetées en juin 2013 ? « Oh, nous n’en faisons rien, mais je peux vous sortir tous vos tickets. »

Passage ensuite à la pharmacie. La carte Vitale, obligatoire pour obtenir le remboursement des médicaments, enregistre la transaction. En jaugeant ce qu’est capable de faire la Sécu avec les données de ses assurés, j’imagine que mon achat d’aujourd’hui va rejoindre ceux que j’ai faits tout au long de ma vie dans les serveurs de l’assurance-maladie.

Analyse épidémiologique avec le Sniiram (Système national d'information inter-régimes de l'Assurance maladie) ou surveillance de la fraude chez les consommateurs avec Erasme, la Sécu mouline mes données, sûrement pour mon bien. Et certains espèrent même pouvoir y accéder pour leur bien à eux dans le cadre d’une ouverture des données publiques…

La loi permet aux organismes détenteurs de nos données de facturer leur envoi, à un coût qui ne doit pas dépasser leur coût de reproduction. La plupart des gens autour de moi n'ont qu'à se connecter à leur espace client, sur Internet, pour accéder à leurs factures détaillées. Mon opérateur (B&You) me propose également ces documents... Mais les numéros de téléphone de mes correspondants y sont expurgés de leurs deux derniers chiffres. Pour les ajouter , il m'en coûtera 7 euros... par facture.

Cette quête de mes données est sans fin. J’utilise Google des centaines de fois par jour. Normalement, j’ai désactivé la sauvegarde automatique de chacune de mes recherches. Je vérifie… Manqué : les 11 999 recherches effectuées dans Google depuis le 1er septembre 2012 sont là, à portée de clic depuis mon compte Google.

Requêtes personnelles et professionnelles se mélangent allègrement, et « cat eating quinoa » ou « scary manchot » côtoient « rapport de la Cour des comptes sur l'assiette des impôts locaux » ou « imprimé de changement de situation ameli ».

Prises individuellement, ces recherches font sourire ou consternent, paraissent étranges ou anodines, déplacées ou cryptiques. Mais en parcourant plusieurs pages, c’est tout simplement mes intérêts professionnels, mes lubies, mes passe-temps qui sont soigneusement classés par ordre chronologique. Me revient alors en mémoire le livre de l’artiste Albertine Meunier, qui compile trois ans de recherches Google. Et je désactive aussi sec la mémorisation de mes recherches.

La journée avance et les données continuent de s'égrener derrière moi. La carte de fidélité du supermarché qui garde l’historique de mes achats pour me profiler, mes écoutes sur Spotify, mon achat de billet de train à la SNCF, les centaines de caméras de vidéosurveillance devant lesquelles je passe chaque jour, mes données bancaires, celles de mon compte Apple...

La soirée s’éternise, le dernier métro est passé. Je prends un vélo à la station la plus proche. La carte Vélib longue durée libère un vélo. Dans le même temps, les informations sur la prise du vélo sont envoyées au serveur de JCDecaux, en délégation de service public. Selon le publicitaire, les données relatives à la base de départ et à la base d’arrivée seront effacées dès que mon vélo sera rattaché sur la station d’arrivée. Ils gardent tout de même deux ans d’historique de mes contacts avec l'assistance Vélib.

Sur le chemin, je repense alors à mes données de géolocalisation sur mon iPhone. Il n’y a aucune raison pour que Google ne fasse pas la même chose. Chez moi, une recherche (sur Google) m’apprend que le géant de la recherche stocke bien ma géolocalisation en temps réel. Je me précipite sur mon historique de localisation. Rien, la carte qui s’affiche est vide. Par acquit de conscience, je demande le lendemain à une collègue qui possède un téléphone fonctionnant sous Android, donc Google, d’aller sur la même page que moi.

Elle ne peut pas retenir un cri : sur la carte de Paris, des centaines de petits points rouges, traces bien voyantes de tous ses déplacements. Pour illustrer cet article, j’active, heureusement non sans mal, la même fonctionnalité sur mon iPhone. Au bout d’un mois, tous mes déplacements sont minutieusement consignés chez le géant californien. Ma position quasiment minute par minute, à toute heure du jour et de la nuit. Mon week-end dans l’Ain, mes sorties de course à pied, mes promenades, tout y est.

Au terme de cette plongée ardue dans les traces ma propre existence, difficile de parvenir à une conclusion. Certes, avoir la liste de toutes les applications iPhone téléchargées depuis la création de mon compte n’est pas très intéressant, y compris pour moi. Oui, le détail de mes menus de cantine ne fera peur qu’à un nutritionniste. D’accord, je ne donne pas ces données gratuitement, et trouve formidablement pratique de pouvoir me repérer dans une capitale ou pouvoir écouter de la musique librement.

Mais mises bout à bout, ces bases de données réunissent mes goûts, mes habitudes, mes obsessions, mes loisirs, mes centres d’intérêt. Dispersées sur des ordinateurs aux quatre coins du monde, ces données, souvent analysées, résistent encore aux croisements et recoupements divers. Mais pour combien de temps ?

Autre évidence : de plus en plus, les entreprises, les outils et les services que nous utilisons vont collecter nos données. Souvent activés par défaut, ces dispositifs ne nous laissent pas souvent le choix. Que faire, puisque personne ne peut vivre parfaitement déconnecté, ni ne peut passer maître dans la dissimulation de toutes ses traces ?

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Pourquoi il ne faut plus avoir peur de prendre des risques

Trois établissements prestigieux, l'ENA, HEC et l'Ecole de guerre, ont organisé un colloque sur le thème du risque. L'occasion de confronter les points de vue.

"Organiser un colloque avec des civils, voilà ce qu’est le risque!" Cette boutade prononcée par Vincent Minguet a ouvert le colloque Osez le risque! organisé ce vendredi 6 juin à l’école militaire (Paris) par trois écoles, l’Ecole de guerre, HEC et l’ENA.

A ses côtés, les deux autres représentantes de ces  institutions prestigieuses de l’enseignement supérieur lui donnent la réplique dans une saynète préparée pour l’occasion. Sur le ton de la dérision, les trois partenaires abordent les sujets comme l’application du principe de précaution qui sera plus tard développée par les intervenants des deux tables rondes.

Osez le risque, donc. Vaste sujet! Mais tellement d’actualité. A l’heure où la France tangue sur le fil du déclin économique avec une croissance atone et un chômage au plus fort depuis quinze ans, on serait tenté de conseiller aux hommes politiques de venir suivre ce colloque pour y pêcher quelques idées novatrices susceptibles de sortir la France de l'ornière. 

Principe de précaution

Le Général d’armée Muller, a lui, son analyse sur la paralysie de la société française. "Le principe de précaution s’est imposé dans nos sociétés. Il est même inscrit dans la Constitution. S’il est essentiel dans la prise de décision pour l’intérêt général, il peut être aussi paralysant. Il a produit deux sortes d’effets. Celui de l’épouvantail qui consiste à grossir le risque pour s’en protéger. Et celui de la couverture tant juridique, opérationnel, économique…"

De plus, "il y a une appréciation objective et subjective du risque. Nos représentations et nos freins potentiels sont issus de l’imaginaire collectif propre à une société", poursuit-il.

Sur ce point, Alexis Gublin, avocat au barreau de Paris, cite en exemple notre peur du requin."Ces animaux provoquent la mort en moyenne de 10 à 20 personnes par an. Par comparaison, les moustiques tuent 600.000 personnes dans le monde chaque année. Pourtant, qui a peur des moustiques? Personne. Par contre, les gens n’iront pas se baigner à la Réunion, là où il y a des requins."

Prendre un risque peut être salvateur

Avec le pragmatisme d’un chef d’entreprise, Patricia Barbizet, directrice général d’Artémis et vice-présidente du conseil d’administration de Kering, a une vision ancrée dans le quotidien. "Créer une entreprise, c’est se confronter aux multiples risques (financier, humain…) de façon permanente", explique-t-elle. Et d’ajouter: "Il y a les risques qu’on peut perdre. En clair, ceux que l’on peut assumer. Et il y a les risques que l’on ne peut pas prendre, ceux qui vont nous faire mourir."

Mais pas de panique. Pour faire face à toutes ces pressions qui pèsent sur nos épaules, que l’on soit dirigeant d’entreprise, militaire, ou membre de l’administration française, Patricia barbizet conclut avec un adage populaire pour nous rassurer. Ou pas... "si j’avance, je meurs. Si je recule, je meurs. Donc je choisis d’avancer."

Voici en images quelques conseils d'intervenants venant d'horizons différents pour faire face au risque. 

http://www.challenges.fr/entreprise/20140606.CHA4704/pourquoi-il-ne-faut-plus-avoir-peur-de-prendre-des-risques.html

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