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Veille presse de la semaine du 26.05.2014

La Finance solidaire est pleine d'avenir, à condition de...

Il est possible de faire passer de 0,12% à 1% la part de l'épargne financière des ménages dédiée à l'investissement solidaire. A condition de prendre quelques décisions structurantes. par Frédéric Tiberghien, président de Finansol

Il faut démythifier le monde mystérieux de la finance, et c'est possible dès lors que celle-ci est rétablie dans sa fonction première : mobiliser des fonds auprès du grand public pour les mettre au service de projets collectifs à forte utilité sociale ou tout simplement de l'économie réelle. Telle est d'ailleurs l'ambition de Finansol et des acteurs de la finance solidaire, qui souhaitent atteindre l'objectif stratégique de faire passer de 0,12% à 1% la part de l'épargne financière des ménages dédiée à l'investissement solidaire. Pour y parvenir dès que possible, les pistes d'actions me semblent parfaitement tracées et je les résumerai de la manière suivante.

 Un succès encore fragile

L'épargne salariale solidaire représente un succès quantitatif incontestable mais encore fragile : le degré d'engagement de ces épargnants solidaires demeure faible. Pour y remédier, il faut améliorer l'information qui leur est donnée sur les emplois des fonds placés et leurs impacts. Ceci pour renforcer la confiance dans les produits d'épargne solidaire et inciter ces épargnants à souscrire d'autres produits à travers d'autres circuits de distribution (établissements financiers qui gèrent la plupart des plans d'épargne salariale mais proposent aussi des produits bancaires solidaires; mutuelles d'assurance; souscriptions en direct auprès d'entreprises solidaires…).

Ceci passe aussi par une sensibilisation accrue des employeurs et des conseils de surveillance des FCPE pour que les salariés sélectionnent plus volontiers l'option solidaire et par un renforcement des mécanismes d'abondement en cas de choix par le salarié de l'option solidaire. Ceci suppose enfin de mobiliser davantage sur ces sujets les partenaires sociaux, les entreprises qui ont mis en place des plans d'épargne salariale mais aussi le Gouvernement et le législateur qui devraient bientôt s'emparer du sujet.

 Mais que font donc les assureurs, en particulier les mutualistes ?

Ils feraient bien, sitôt achevée la lecture de notre étude[1], de méditer la célèbre formule employée en janvier 1789 par l'abbé Sieyès au sujet du Tiers-État, à la veille d'une révolution : « Tout, rien, quelque chose ». Après l'épargne salariale, l'assurance sur la vie (avec un encours de près de 1.500 milliards d'euros sur les 3 800 milliards d'euros d'épargne financière des ménages) est le deuxième moteur qu'il faut allumer maintenant pour que la dynamique de l'épargne solidaire ne s'essouffle pas.

Le terrain frémit et là encore, il appartient aux professionnels et aux pouvoirs publics d'adopter les mesures nécessaires pour déclencher le mouvement. Les bons réglages fiscaux par le Parlement seront ici encore déterminants. Il en va de même pour les livrets réglementés (600 milliards d'euros d'encours), qui répondent parfaitement à la préoccupation de sécurité, prépondérante chez les épargnants solidaires.

 A quand  un livret d'épargne réglementé avec option solidaire ?

La faible mobilisation des réseaux commerciaux des banques sur les produits d'épargne solidaire est parfaitement expliquée par notre étude. On ne peut cependant pas s'en satisfaire car leur force de frappe et de prescription est considérable, notamment auprès des femmes qui sont majoritaires parmi les souscripteurs. Le développement d'OPCVM ouverts aux personnes morales ou conçus en partenariat avec des associations et fondations (produits d'épargne de partage) représente également une opportunité à saisir car les épargnants solidaires touchés par les réseaux bancaires présentent de fortes prédispositions à la solidarité. Les services offerts au titre des « family office », très peu connus aujourd'hui et non recensés, pourraient également comporter une offre de souscription en direct ou à des OPCVM dédiés car ces épargnants peuvent appartenir aux catégories qualifiées dans l'étude de néo-donateurs et de donateurs diversifiés.

 Inciter à plus de coopération

Par ailleurs, de manière générale, l'étude Finansol révèle qu'il faut inciter les acteurs de la finance solidaire à coopérer davantage pour organiser, durant toute la vie de l'épargnant, un véritable « parcours de l'épargnant solidaire » lui proposant de passer progressivement d'une démarche occasionnelle à une démarche proactive, en présentant les offres pertinentes aux bons moments, avec des passerelles, qui, par exemple n'existent pas entre l'épargne salariale et l'épargne bancaire ou l'investissement en direct dans les entreprises solidaires.

 Trouver une solution à la question de la liquidité des OPCVM

Autre piste de réflexion, la mise au point d'une solution réglementaire ou d'une solution de place demeure prioritaire pour éviter que de nombreux OPCVM (FCP, FCPE, FCPR) soient obligés de conserver une forte proportion de liquidités dans leurs actifs pour garantir la liquidité du placement. C'est autant d'épargne stérilisée pour l'investissement direct dans les entreprises solidaires. On pourrait faire nettement mieux si ce problème était réglé. Pour le faire, les acteurs de la finance solidaire doivent accepter de dépasser l'horizon de leurs intérêts particuliers pour bâtir ensemble une réponse collective et structurée qui ne pourrait être que bénéfique pour la place de Paris, la première en Europe pour les OPCVM.

La loi Économie sociale et solidaire (ESS) ne doit pas conduire à des blocages

En tant que président de Finansol, je ne peux pas non plus omettre de rappeler qu'un autre ingrédient symbolique de la confiance du public dans l'économie solidaire est directement géré par l'Etat : il s'agit de l'agrément solidaire régi par le code du travail. Sa réforme est prévue par le projet de loi sur l'économie sociale et solidaire, en cours de discussion au Parlement. Ses conditions d'attribution, plus nombreuses, le rendront sans doute plus difficile à obtenir. Il faudra donc qu'il soit instruit avec discernement pour éviter de créer une rupture entre collecte d'épargne et opportunités d'investissement ou, par contrecoup d'un éventuel resserrement de cet agrément, de décourager l'épargne solidaire en direct ou par le biais d'OPCVM investissant dans les entreprises solidaires agréées.

Dans une situation idéale, la délivrance du label Finansol[2] et de l'agrément solidaire doit être cohérente et marcher de pair en vue d'atteindre des objectifs partagés entre pouvoirs publics et acteurs de la finance solidaire. Il serait donc logique et souhaitable que la loi sur l'économie sociale et solidaire, qui ne comporte qu'une seule disposition - de nature restrictive - sur la finance solidaire, soit complétée par des mesures positives encourageant la souscription de produits d'épargne solidaire.

Une générosité généralement sous-estimée

Enfin, à l'encontre du climat ambiant, plutôt morose et dépressif, le rapport à l'argent des épargnants solidaires met en évidence une générosité généralement sous-estimée et un soutien bienveillant à tous les projets collectifs qui ont pour visée le renforcement de la cohésion sociale. Ils sont en phase avec les nécessités de l'époque : pour surmonter les échecs de l'État providence et de la finance de marché, les épargnants solidaires sont disposés à financer un tiers secteur où prime la fédération des initiatives individuelles au service d'un projet collectif reconnaissant le sens du travail partagé et les mérites

Au vu d'un tel programme, l'avenir de la finance solidaire ne peut qu'être brillant, si chacun veut bien retrousser ses manches pour y contribuer à la mesure de ses responsabilités et de ses moyens.

 Frédéric Tiberghien

Président de Finansol, le collectif des acteurs de la finance solidaire

Ancien délégué interministériel à l'innovation, à l'économie sociale et à l'expérimentation sociale

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Recrutement: est-ce la fin du CV ?

Au pays du diplôme roi, peut-on recruter sans donner la primeur au CV ? Sites internet, associations et Pôle emploi font le pari de "recruter autrement". Voici comment.

C'est en rentrant en France après avoir dirigé une start-up en Allemagne que Stéphanie Delestre "prend soudainement conscience", en participant à un atelier CV à Pôle emploi, que ce support "est en fait un frein à l'emploi", notamment pour les jeunes, "qui n'ont pas grand chose à y raconter".

Selon elle, il manque aussi sur les curriculum vitae des informations essentielles: "ce qu'on sait réellement faire" - les compétences -, le salaire recherché ou encore la flexibilité horaire.

En 2011, la jeune femme fonde Qapa, un site qui permet de chercher un emploi "sans CV ni lettre de motivation". Le principe? Le candidat répond à des questions simples et évalue son niveau sur une douzaine de compétences. Un algorithme va ensuite chercher les offres correspondantes. L'avantage: abolir les frontières entre les métiers, car "une vendeuse peut faire une excellente assistante dentaire et un soudeur un très bon plombier".

Depuis, l'ex-petit site ne cesse de grignoter des parts du marché de l'emploi: il se classait au 8e rang des sites spécialisés avec plus de 920.000 visiteurs uniques en mars, selon Médiamétrie. Chaque mois, il permet de pourvoir entre 12.000 et 15.000 postes.

Selon Stéphanie Delestre, "PME et artisans ont parfaitement compris l'intérêt de cette méthode qui permet de réaliser des recrutements en 24 heures mais les grands groupes, pas encore".

Malgré un chômage record (3,349 millions de demandeurs d'emploi sans activité recensés en métropole fin mars), le Centre d'orientation pour l'emploi (COE) estime qu'environ 400.000 tentatives de recrutement sont abandonnées chaque année par les employeurs. Contre ce phénomène en forme de paradoxe, le COE recommande notamment de "faire évoluer les méthodes de recrutement vers une approche par les compétences".

Recrutement dans des TGV 

Nicolas Berloty, créateur d'entreprises - notamment du site d'achat discount Mistergooddeal- "confronté depuis 15 ans à la difficulté de trouver les bons candidats", est lui aussi "convaincu que ce n'est pas avec les CV, souvent trafiqués, qu'on peut faire les bons recrutements". "Il y a beaucoup de candidatures à côté desquelles on passe car elles ne sont pas envoyées par des 'pro' du CV", dit-il.

Il vient donc de lancer scoring-line.com, un site qui vise un recrutement "plus éthique", mais surtout "plus efficace". Les candidats qui répondent à une offre - ils peuvent ne renseigner que leurs adresse mail et numéro de téléphone - voient leurs compétences testées grâce à un questionnaire pointu, éventuellement complété par "une mise en situation" par webcam.

Selon Nicolas Berloty, un tiers des candidat retenus avec sa méthode auraient été éliminés à l'étape "tri de CV".

Pôle emploi est aussi sur le créneau: une plateforme "sanscv.fr" est expérimentée en Aquitaine et Midi-Pyrénées, avec l'ambition de "mieux prendre en compte la motivation et le potentiel" des candidats. Une initiative qui pourrait être étendue.

"Surtout pas de CV", c'est aussi la consigne que Paul Landowski, fondateur du "Café contact pour l'emploi" donne aux candidats qui se rendent aux rencontres informelles qu'il organise avec des recruteurs dans des cafés, des cinémas ou même des TGV. Depuis 2006, ce quinquagénaire qui a connu de nombreuses périodes de chômage milite pour que "l'accès à des entretiens d'embauche, le plus dur quand on est au chômage, soit un droit".

Près de 150 "Cafés contact" ont été organisés à travers la France, un concept qui a séduit PME, grandes enseignes mais aussi pouvoirs publics. Un candidat sur dix y trouverait un emploi, selon l'organisateur.

Pour Yannick Fondeur, chercheur au centre d'études de l'emploi (CEE), une partie de ces méthodes sans CV "a un avenir": "celles favorisant le contact physique direct et celles reposant sur des tests en situation".

Pour autant, à ses yeux, "le CV restera quoi qu'il advienne un support important", même s'il est un outil "imparfait, excluant et sans doute appelé à évoluer".

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Comment vit-on chez les traders de la Société Générale

Situé à la Défense, le nouveau bâtiment abritant les salles de marché de la banque est une prouesse architecturale. Mais aussi le symbole d'une nouvelle ère.

Ce qui frappe d'emblée, c'est le silence. A des années-lumière des frénétiques salles de marché des années 1980, version coke et costumes Armani. A la Défense, à l'ouest de Paris, la tour Basalte de la Société générale, qui rassemble depuis quelques mois les activités de marché du groupe en France, incarne une nouvelle ère pour la banque. Plus lumineuse, plus transparente – en apparence moins arrogante – que les tours voisines du groupe, Alicante, Chassagne et Granite. Tout un symbole pour une maison résolue à tourner la page après la bombe Kerviel et la crise financière.

Chantier inédit en France

Basalte a pourtant été lancée avant ces déflagrations. C'était en 2006, en pleine période faste pour ces métiers. Le comité exécutif de la banque, alors présidée par Daniel Bouton, demande aux équipes de dénicher un lieu à moins de cinq minutes à pied du siège pour y regrouper 3.000 salariés. "Un grand moment de solitude, rigole aujourd'hui Jean-Marc Castaignon, directeur de l'immobilier du groupe. Il suffisait de jeter un coup d'œil par la fenêtre pour voir que, à la Défense, l'horizon était bouché." La banque se tourne vers Nexity, son partenaire pour la construction de Granite en 2008. Le promoteur immobilier ose une proposition insolite : bâtir un immeuble au pied des tours existantes, mais "hors-sol", au-dessus d'une bretelle reliant le boulevard circulaire de la Défense à la Nationale 314.

"Basalte est un projet hors norme à plus d'un titre", confirme Jean Mas, architecte d'Ateliers 2/3/4, qui s'est vu confier le projet. Côté urbanisme, ce chantier inédit en France, mené par Vinci, a exigé plusieurs dérogations : modification du plan d'urbanisme, feu vert de la direction des routes, appui de l'Epadesa (Etablissement public d'aménagement la Défense Seine Arche) pour couvrir la bretelle d'accès… "Basalte est aussi un business case pour les élèves de notariat", pointe Jean-Marc Castaignon.

Côté conception, il a aussi fallu s'adapter. Impossible de mobiliser une armada de bétonneuses qui auraient bloqué la circulation routière. L'architecte a privilégié une structure métallique. Quelque 7.000 tonnes d'acier – l'équivalent du tonnage de la tour Eiffel – ont été utilisées pour cette bâtisse avec des portées de 22 mètres. Conçue selon la démarche HQE (haute qualité environnementale), ses dimensions échappent au statut d'immeuble de grande hauteur (IGH), exigeant la présence permanente de pompiers. "Soit des dizaines de millions d'euros d'économies par an, dit Franck Rooy, le directeur du projet. Sans cette architecture particulière, surtout, en forme de tour couchée, on n'aurait pas pu créer d'aussi grands plateaux."

Silence et lumière

Avec cinq étages d'open spaces de 3.900 mètres carrés chacun, la tour Basalte est la plus grande salle de marché d'Europe continentale, capable de rivaliser avec les trading floors étrangers. "C'est une vitrine technologique et un formidable outil en termes d'image auprès du client", s'enflamme Dan Fields, responsable des activités de marché, dont le bureau est aussi en open space. Jean Mas le reconnaît : il a tout fait pour éviter l'effet "poulets de batterie" de nombreuses salles de marché, sonores, sombres et surpeuplées. A Basalte, les plafonds, courbes et à 6 mètres de hauteur, absorbent le bruit et laissent entrer la lumière. Entre les planchers, des galeries techniques de 3,50 mètres d'épaisseur évacuent les kilomètres de cordons et jusqu'à 60% des travaux d'entretien. Exit l'homme de maintenance qui démonte un faux plafond au-dessus de la tête du salarié en plein travail… Les troupes, dit-on, apprécient. Hors norme, Basalte ? Une exposition sera consacrée au projet à la librairie archiLib, à Paris, début juin.

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