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Veille presse de la semaine du 24.03.2014

Nouveau malaise dans la civilisation

La psychanalyse peut-elle contribuer à l'analyse économique? C'est le pari de "Capitalisme, Finance, Démocratie" , qui vient de paraître. Un pari difficile. Par Pierre-Yves Cossé, ancien commissaire au Plan

Dans « Capitalisme, Finance, Démocratie »*, Vivien Lévy-Garboua et Gérard Maarek ont accumulé les difficultés.

La première tient à la construction du livre. Une série d'articles publiés depuis 2009 viennent dans une seconde partie à l'appui d'une construction intellectuelle ambitieuse. Le lecteur est tenu de s'intéresser en même temps à la pertinence de réflexions datées et à l'illustration d'une théorie, au détriment de la cohérence de l'ensemble. Les articles ont été écrits dans des contextes différents et sont plus ou moins actuels. Le chapitre « Réparer après la crise » écrit dès novembre 2009 dénote une grande précocité d'analyse de la part d'auteurs, à la fois théoriciens de l'économie et praticiens de la finance ; l'essentiel est dit sur la régulation des marchés et celle des banques ainsi que sur l'appréciation des risques et les changements de comportements.

L'opposition entre « vrais et faux marchés » aurait parfaitement sa place dans un manuel de macroéconomie tel que celui écrit par ces deux professeurs. En revanche, le chapitre remontant à 2010 et 2012 « l'année de l'euro » a vieilli et perdu de son intérêt. Il en va de même, dans une moindre mesure, sur les développements relatifs aux « suites de la crise du subprime »

La psychanalyse à l'aide de l'analyse économique

La seconde tient à la construction intellectuelle. Quoique férus de la modélisation mathématique-présente dans les annexes du livre- ces deux polytechniciens considèrent que l'économie n'est pas une « science dure » et qu'elle doit être « complétée » en faisant appel à d'autres sciences sociales, ici la psychanalyse. Ils ont raison d'élargir l'approche traditionnelle fondée sur un « homo economicus » parfaitement rationnel. Ils ne sont pas à leur coup d'essai puisqu'ils ont publié en 2008 « Macropsychanalyse, l'économie de l'inconscient » (2008).  Les concepts freudiens sont rebaptisés pour être appliqués à l'analyse du capitalisme et de la démocratie. Le « ça » devient le «  Producteur, le «  surmoi » « le Prêtre », « le moi » « le Prince » et le « Principe de Réalité » « le Professeur ». Ces correspondances sont inégalement convaincantes. Le ça/producteur d'où émanent les pulsions de haine et d'amour ? Sommes -nous dans la métaphore ou le dévoilement du réel?

 Une économie psychique

Une « économie psychique » est décrite avec une rigueur quasi-scientifique, dans laquelle « névrose, culpabilité, refoulement, déni du réel, syndrome dépressif » tiennent une grande place. Elle rend compte d'une forme de « chaos » qui s'est installée dans le fonctionnement du capitalisme et de la démocratie.

Les individus ont réduit leur surmoi au silence, les « chaînes du dirigisme » sont tombées, les régulations se sont effacées, l'instabilité s'est accrue. Dans la crise, la communauté financière et le public passent par des « états psychiques » successifs : l'épisode maniaque et la phase dépressive. On fait pénitence et on recherche des coupables. Puis, vient la phase de normalisation au cours de laquelle doutes et espoirs alternent jusqu'au rétablissement de la confiance.

Quand la volonté de jouissance des populations bute sur le Principe de réalité

« La volonté de jouissance des populations a buté contre le mur du Principe de réalité » Il en résulte un « malaise » des individus : déni du réel, paranoïa, déprime. La référence au « Malaise dans la civilisation » de Freud est explicite.

De leur côté, les démocraties occidentales seraient fragilisées par l'émergence de la nouvelle économie psychique : structure fragmentée et hétérogène du moi, perte de contrôle du moi sur le ça, affaiblissement et retrait du surmoi, confrontation d'un ça assoiffé de plaisir et d'un monde réel contraint par la rareté.

Deux scénarios guère réjouissants

Les scénarios présentés sur la base des tendances observées ne sont pas réjouissants. Dans le premier, les entités ont perdu de leur substance. Les pays européens désindustrialisés (et l'Allemagne ?) luttent pour rester pourvoyeurs de service. Le rôle historique des Européens s'achève. Les Etats- Unis dérivent vers le continent asiatique. Le clivage entre élites mondialisées et populations marginalisées s'accentue. L'Etat dispensateur de subsides aux travailleurs pauvres veille à contenir la violence.

Dans le second scénario, hautement aléatoire, le psychisme collectif évolue sous l'effet des contraintes. Une « réorganisation psychique » autorisant des identifications multiples, plus satisfaisantes que l'adhésion unidimensionnelle à un Etat permettent l'émergence d'une forme de gouvernement mondial. Cette même « réorganisation » conduit les individus à intérioriser des valeurs de modération et de frugalité et permet de maîtriser la contrainte écologique, que les mécanismes de marché sont incapables de gérer. Il s'agit plus d'une « nouvelle morale » que d'un « nouveau psychisme »…

 Un lien problématique entre économie et psychanalyse

Ces correspondances avec une psychanalyse, au statut incertain, sont suggestives mais elles posent trois problèmes, au moins. D'abord, quelle psychanalyse ? L'individu actuel n'est pas le bourgeois viennois du début du XXe siècle. Le père castrateur s'est évanoui, le surmoi a perdu de sa vigilance, le contenu du refoulement et des névroses n'est plus le même. Les auteurs le savent et l'écrivent, ce qui les conduit à moderniser Freud et à le compléter. Ainsi, pour explorer le phénomène démocratique, il est fait référence à Emmanuel Todd et aux liens qu'il établit entre le type de famille et le fait démocratique.

La partie la moins convaincante de l'œuvre de Freud

De même qu'il existe une macro et microéconomie, l'on distingue la macro et la micro psychanalyse. Or la première, qui traite de l'origine du malaise dans la civilisation, est la partie la moins convaincante de l'œuvre de Freud. Les fils révoltés qui tuent le père archaïque omnipotent dans la horde primitive n'ont aucun fondement scientifique. Or dans « le nouveau malaise » il est fait abondamment référence à la macropsychanalyse.

Enfin l'apparition de correspondances n'est pas nécessairement éclairante. Des tableaux faisant apparaître des corrélations n'indiquent pas le facteur causal. Est-ce le nouveau psychisme qui est à l'origine du malaise du capitalisme et de la démocratie ou des changements structurels se répercutant sur les institutions qui expliquent les modifications du psychisme ? Les auteurs sont conscients que les deux interprétations sont possibles. Et si on hésite sur la cause, quelle cure choisir ? Où est le thérapeute ?

 Elargir la connaissance du capitalisme et de la démocratie en combinant les disciplines et les approches, micro et macro, est un travail à la fois hasardeux et fécond. Dans une société en crise et en rupture avec son passé, la psychanalyse peut permette de mieux comprendre les fractures et les situations de crise et éclairer, au moins, sur les fausses solutions et les impasses. Puissent nos deux polytechniciens poursuivre sur leur voie originale combinant leur culture scientifique et celle de la banque et des marchés.

*Capitalisme, finance et démocratie, par Vivien Lévy Garboua et Gérard Maarek, éditions Economica, 23 euros

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"Un bon manager fait confiance à l’autre... même s'il est pénible, fragile, limité" estime le philosophe Yann-Hervé Martin

ENTRETIEN  Avec Isabelle Barth, la directrice générale de l’Ecole de management de Strasbourg, Yann-Hervé Martin vient de publier "La manager et le philosophe" (le Passeur Editeur). Dans ce véritable dialogue, l’agrégé de philosophie apporte un éclairage original sur les principales notions du management tel qu’il est pratiqué. Il revient sur les enjeux philosophiques de l’approche managériale dans l’entretien qu’il nous a accordé. Et donne même une définition pleine de sagesse du bon manager.

L’Usine Nouvelle - Comment est né le projet de votre livre "La manager et le philosophe" ?

Yann-Hervé Martin - à l’origine, Isabelle Barth voulait qu’un philosophe vienne donner des conférences aux élèves de l’Ecole de management de Strasbourg. Elle a contacté le responsable de la faculté de philosophie qui m’a proposé de m’en occuper. Ces cours ont été très suivis. Isabelle Barth m’a proposé d’en reprendre le contenu sous forme de livre. Très vite, l’idée d’un dialogue nous a semblé la meilleure, car il permet d’exprimer les deux approches. Nous n’avons pas cherché à être d’accord coûte que coûte. Le livre montre quels sont nos points de désaccord. De même nous ne voulions pas proposer un livre de solutions valables pour tous tout le temps, mais donner des éléments pour penser les situations.

Etait-ce aussi pour vous deux un moyen de dire que les deux lectures de l’entreprise, l’une philosophique, l’autre managériale, cohabitent ? Qu’il n’y en a pas une qui doit dominer l’autre ?

Pour nous, le réel est si riche qu’il se prête à plusieurs lectures. Nous observons la même réalité, mais on ne le voit pas avec les mêmes perspectives. Ce que nous avons voulu c’est décaler les perspectives. Dans le discours, certains managers, certains chefs d’entreprises ont la prétention de dire le réel, d'exprimer une réalité qui serait la seule possible. Ils vont déclarer des phrases du type "je suis réaliste, je sais ce qu’il faut faire…". Ce type de réalisme est un appauvrissement du réel, car il est réduit à la seule dimension économique. Ce faisant, on perd toute une série d’autres dimensions.

Mais tous les managers ne tiennent pas ce genre de discours. Certains, convaincus que le discours managérial est insuffisant à appréhender la réalité dans toutes ses composantes, pensent qu’ils doivent ouvrir de nouvelles perspectives. Evidemment, ceux-là sont persuadés que la philosophie peut leur apporter quelque chose, puisqu’ils viennent me voir.

Et que peut-elle leur apporter justement ?

La philosophie apprend à sortir le nez du guidon, à prendre du champ, à réfléchir au-delà.

Il y a un retour sur investissement à être philosophe ? De combien ?

Il n’est pas vraiment mesurable de cette façon. J’intervenais récemment devant des commerciaux et je leur disais justement que la philosophie ne les aiderait pas à être de meilleurs vendeurs, mais qu’elle pouvait les aider à s’interroger sur leurs pratiques. Elle va les aider à pratiquer la distanciation critique. Elle ne va pas leur apprendre de nouvelles méthodes, mais à avoir un autre regard sur ce qu’ils font, croient savoir et croient savoir faire. Le retour sur investissement ne peut se faire que dans la durée.   

Pardon d’insister, mais au-delà de l’enrichissement personnel des personnes, qu’est ce que cela peut apporter dans la pratique professionnelle ?

Je vais prendre un exemple. Un directeur de banque m’avait demandé de venir participer à un séminaire sur la prise de risque. Durant la discussion, je remettais en cause la pratique des objectifs chiffrés, qui sont souvent stressants, artificiels… Derrière la prétendue rationalité de cette méthode, il y a finalement beaucoup d’arbitraire. Le directeur de banque défendait à l’inverse cette pratique managériale allant jusqu’à dire "on ne peut pas y renoncer. Il faut les maintenir, quitte à revenir dessus en cours d’année en fonction de la conjoncture" !

Ce que je préconise, c’est qu’il vaudrait peut-être mieux partir des moyens dont on dispose et agir de sorte d’en obtenir le maximum possible, plutôt que fixer un objectif, qui est - je me répète - une source de stress…pour finalement ne pas le tenir. Sans oublier qu’on peut très bien atteindre un objectif en étant porté par la conjoncture, alors que si on avait réfléchi à nos manières de faire, si on les avait adaptées, on aurait pu faire beaucoup mieux…

Comment le philosophe que vous êtes explique-t-il cet attachement aux chiffres, cette croyance que tout peut être réduit à des nombres ?

Il faut se méfier de cette dimension de la culture occidentale, qu’on ne trouve pas dans la pensée chinoise par exemple et qui est pour cette raison très intéressante, comme l’ont montré les travaux de François Jullien. Je crois qu’il y a comme une envie de faire passer le monde de l’entreprise pour un univers rationnel, prévisible, où les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Or c’est un leurre total. L’entreprise, l’économie est un univers fait d’hommes et de femmes qui se meuvent dans un environnement complexe, soit tout le contraire de la rationalité. Plutôt que d’assumer cette part d’irrationnel, l’univers économique préfère se rassurer avec des procédures, des objectifs…  Pourtant le monde économique devrait le savoir : en effet, entreprendre c’est consentir au risque du réel, dont les figures ne sont jamais ni prévisibles ni modélisables.

Comment interprétez-vous toutes les critiques faites au travail ? On parle de plus en plus de souffrance au travail, alors qu’il reste aussi une valeur forte, une source d’épanouissement. Comment lisez-vous cette évolution contradictoire ?

Pour cela, il faut revenir très en arrière. Pendant des siècles, le travail a été pensé comme une nécessité pour survivre. Pour en parler, Nietzsche évoque le "dur labeur du matin au soir", une expression qui n’a rien à voir avec l’épanouissement personnel, au contraire.

C’est au dix-huitième siècle que la perception commence à changer, notamment avec les penseurs libéraux qui vont faire du travail un facteur d’émancipation, de libération. Le développement du travail des femmes va renforcer cette tendance, si bien qu’il y a un véritable renversement, qui est total, de la façon dont le travail est perçu. D’un coup, on lui accorde beaucoup de qualités.

Ce qui se passe actuellement me semble être un retour de manivelle assez logique. On a trop attendu du travail et il se rappelle à nous. C’est une sorte de dépression au sens physique du terme, entre les hautes attentes d’un côté et la réalité observée. Ajoutez à cela des discours politiques, de gauche et de droite, assez naïfs, qui font du travail la solution de tous les problèmes. Or, si le travail peut être un facteur d’épanouissement personnel, il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas de travail sans contraintes, sans relations humaines. Il est souvent les deux simultanément.

Justement, le travail, l’entreprise, restent des lieux de pouvoir. Quel est la nature de ce dernier ?

Un des apports que le philosophe peut avoir c’est d’éviter la grande confusion sur les mots. Or, on confond souvent pouvoir et autorité. Le pouvoir est toujours délégué par quelqu’un ou par une organisation. A l’inverse l’autorité est une qualité liée à la personne. L’autorité d’une personne n’existe que parce qu’elle est reconnue par les autres. On peut donc avoir un pouvoir sans autorité ou l’inverse.

Les entreprises peuvent déléguer du pouvoir, elles ne peuvent pas donner l’autorité. Cela ouvre un champ très intéressant, où il va s’agir de donner le pouvoir à ceux dont on a vérifié auparavant qu’ils ont de l’autorité. Les choses sont plus compliquées quand on recrute en dehors de l’entreprise. Là on ne connaît pas l’autorité de la personne, mais on connaît le pouvoir qu’on est prêt à lui donner. C’est une question très compliquée, car une personne qui a le pouvoir mais pas d’autorité vire dans l’autoritarisme, qui, en dépit de son nom, est la marque de l’absence totale d’autorité.  

Pour finir, qu’est-ce qu’un bon manager selon un philosophe ?

Avant tout, c’est une personne qui aime les Hommes et qui croît en eux. Il sait qu’il est obligé de travailler avec eux, de répartir les tâches entre eux… Il ne peut pas se passer d’eux. Si on pense que les Hommes ne sont que des ressources capitalisables, on risque de créer du ressentiment et il est peu probable qu’on soit un bon manager.

Un bon manager c’est quelqu’un qui sait reconnaître l’Autre dans toutes ces dimensions, c’est-à-dire ses compétences mais aussi ses sentiments, ses émotions, ses angoisses, ses désirs… Un bon manager doit être capable d’humanisme intégral. Il sait qu’il faut compter avec l’Autre, qu’il faut lui faire confiance malgré tout ce qu’il peut avoir de fragile, limité, pénible. Car il sait qu’il a lui aussi les mêmes limites.

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Quand l'art s'invite au bureau

La Société générale, BNP Paribas, vente-privee et bien d'autres entreprises misent sur les oeuvres d'art pour rendre plus belle la vie... au travail.

"On se donne rendez-vous à l'éléphant." L'éléphant, c'est le traditionnel point de ralliement des salariés de Société Générale qui travaillent à la Défense, à Paris. En effet, nombre sont ceux qui se retrouvent devant cette imposante œuvre de Barry Flanagan, avant de partir déjeuner ou pour discuter autour d'un café.

Cette sculpture de 1986 fait partie de la collection Société Générale qui rassemble 350 œuvres originales et quelque 700 lithographies, éditions et sérigraphies. "Cette collection - intégralement exposée dans les locaux du groupe- a été initiée en 1995 par Marc Viénot, raconte Aurélie Deplus, responsable du mécénat artistique Société Générale.

L'idée de l'ancien PDG était d'accompagner les collaborateurs lorsqu'ils se sont installés dans leur nouvel environnement de travail à la Défense". Depuis, Société Générale perdure cette initiative et consacre 300.000 euros par an à l'acquisition de nouveaux tableaux, sculptures, photographies, etc. "Rien n'est stocké, ajoute Aurélie Deplus. Les œuvres sont dispersées dans chaque espace de nos locaux, certaines étant même conçues spécifiquement pour les lieux. Toutes sont le fruit de décisions d'un comité d'acquisition composé d'experts, de collaborateurs et de membres de la direction générale".

Granjon craque pour les grands formats

Pour décorer l'intérieur des bâtiments vente-privee à la Plaine Saint-Denis, Jacques-Antoine Granjon n'opte, lui, que pour le contemporain et pour des coups de cœur. "J'aime aussi les œuvres monumentales, les grands formats", déclare l'homme aux cheveux longs qui s'est offert ses premiers "beaux objets" à 22 ans. Pour preuve, les deux imposants sumos portant un lourd container rose de David Mach, postés devant les entrepôts de son entreprise et que l'on aperçoit depuis l'autoroute A1. Ou encore le gigantesque gorille constitué de cintres métalliques entremêlés du même auteur qui garde l'entrée et "qui nous rappelle d'où on vient".

Dans tous les recoins de l'ancienne imprimerie du quotidien Le Monde trônent ainsi des dizaines et dizaines d'œuvres plus incroyables les unes que les autres. "L'art distille de la poésie dans l'entreprise", assure celui qui a été élevé dans une famille de grands amateurs d'art. S'il demande son avis à ses collaborateurs pour ses nouvelles acquisitions ? "Jamais! Mais il m'arrive souvent de demander l'avis de ma femme Eléonore", répond le PDG de vente-privee qui explique n'acheter qu'aux coups de cœur.

Pour les sociétés qui auraient de plus petits moyens, il existe une autre possibilité de travailler dans un climat de bien-être et d'inspiration artistique: la location d'œuvre. Plusieurs entreprises en ont fait leur spécialité à l'instar de rentingart.com, artfloor.com ou encore art-actuel.com.

"Nous travaillons essentiellement avec des entreprises où les PDG s'intéressent à l'art, remarque Anna Senna, directrice d'Art Actuel. Notre offre permet de s'adapter à l'activité de la société et aux lieux. Et de renouveler l'ensemble quelques mois ou années après". Et d'ajouter : "Pour la location d'une toile, il faut compter entre 250 et 1.500 euros pour une toile, et les grosses œuvres dépassent rarement les 3.000 euros par an".

Outre le côté artistique et convivial que représentent ces œuvres, les entreprises bénéficient également d'avantages fiscaux en en acquérant. La galerie Alain Daudet située à Toulouse, qui propose des locations d'œuvres en leasing, en a d'ailleurs fait un argument commercial: "Si vous avez une envie particulière ou un 'coup de cœur', vous pouvez profiter dès aujourd’hui d’avantages exceptionnels en matière de défiscalisation. En effet, la décision de pratiquer cette déduction relève de la gestion de l’entreprise et n’est subordonnée à aucune autorisation préalable de l’administration".

Pour autant, dans les importantes structures comme Société Générale, on certifie que telle n'est pas la question. "Ce n'est pas l'objectif de nos actions de mécénat", répond Aurélie Deplus.

BNP Paribas mise sur un autre levier pour recréer un espace de convivialité au travail et rendre l'art plus accessible. Pour ce faire, la banque s'est associée avec Artips. "Nous envoyons chaque jour une anecdote décalée et mémorable sur une oeuvre d'art, à lire en une minute par email", explique Coline Debayle, co-fondatrice de la start-up lancée en avril 2013. "Ca va de l'ultra-antique à l'ultra contemporain, de "pourquoi Yves Klein fait une exposition du vide où il n'explose absolument rien" à "pourquoi Michel-Ange est venu signer la Pietà comme un voleur, en douce", illustre Coline Debayle.

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Pourquoi la chute du résultat de la Banque de France est une bonne nouvelle

La baisse de 24% du résultat de la Banque de France en 2013 ne doit pas inquiéter. Au contraire, c'est le signe encourageant d'une sortie de crise.

La Banque de France a annoncé aujourd’hui son résultat de l’année 2013: à 6,14 milliards d’euros, il a baissé de 24% par rapport à l’année précédente, même s’il reste à un niveau élevé. Ce chiffre reflète en réalité une réduction du stress dans la zone euro.

En 2012, le résultat de la Banque de France avait explosé, conséquence d’une activité exceptionnellement élevée. Pour éviter une crise de liquidité et soutenir une zone euro alors en danger d’éclatement, la Banque centrale européenne avait en effet sorti, comme en 2011, le bazooka du LTRO (long term refinancing operations): un prêt à long terme (3 ans), accordé aux banques européennes à des taux très faibles.

Les établissements commerciaux européens étaient priés, qu’ils en aient besoin ou nom, d’emprunter des ressources auprès de la BCE. Ces injections de liquidités, d’un montant dépassant 1000 milliards d’euros, ont eu pour conséquence de gonfler considérablement le bilan des banques centrales, dont celui de la Banque de France.

Un établissement à but non lucratif

En 2013, tandis que les conditions financières retournaient peu à peu à la normale, les établissements commerciaux ont profité de la possibilité de rembourser par anticipation cet argent emprunté à la BCE. "Les emprunts de liquidités des banques auprès de l’Eurosystème (les banques centrales nationales et la BCE) ont beaucoup baissé. C’est un signal de normalisation des conditions de liquidité des banques", explique Bruno Cavalier, chef de l’analyse macroéconomique chez Oddo.

Conséquence, le bilan des banques centrales s’est fortement allégé en 2013. Celui de la Banque de France est passé de 732 à 550 milliards d’euros, en raison "la résorption graduelle des encours du bilan liés aux mesures non conventionnelles de politique économique",  précise l’établissement.  La baisse de ses résultats provient donc elle-même de cette forte baisse d’activité. Nul ne s’en plaindra, même en son sein. Car, faut-il le rappeler, une banque centrale n’est pas un établissement à but lucratif. Sa mission première consiste à mener des "actions de politique monétaire", qui "garantissent le pouvoir d’achat de l’euro".

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